piscine d'eto y : remise en service visée pour l'été 2027
Infrastructures
Le Canton de Vaud a engagé les démarches nécessaires à la remise en service de la piscine d'Etoy (VD), envisagée pour l'été 2027. Le site est fermé depuis qu'une fuite de chlore s’y est produite en décembre 2025. Coûts estimés des travaux: 3 millions de francs.
Après l'incident, des analyses ont été conduites par la Direction générale des immeubles et au patrimoine (DGIP) afin d'évaluer les conditions "d'une remise en service sûre, conforme et durable", expliquent les autorités vaudoises dans un communiqué mardi. Celles-ci ont porté notamment sur les installations techniques, le traitement de l’eau, les exigences de sécurité et les conditions légales applicables.
"La piscine d'Etoy répond à un besoin réel dans la région", a souligné Isabelle Moret, conseillère d'Etat en charge du Département de l'économie, de l'innovation, de l'emploi et du patrimoine (DEIEP) citée dans le document. Le Canton a donc choisi d'engager les démarches nécessaires à sa remise en état "malgré des coûts importants et une procédure exigeante", ajoutant qu'une remise en service ne pourra intervenir qu'avec des garanties complètes en matière de sécurité.
La démarche répond aussi aux attentes du Grand Conseil, qui avait très largement accepté une motion demandant au Conseil d'Etat de présenter un projet de rénovation de la piscine dans un délai de douze mois.
Procédures à venir
Il s'agira d'entamer les procédures d'autorisation nécessaires - dont la mise à l'enquête - et de lancer les marchés publics avant d'envisager le démarrage des travaux. "Sous réserve de l'obtention des autorisations requises et de l’absence d’aléas majeurs, la remise en service de la piscine est visée pour l’été 2027", écrit l'Etat de Vaud.
Pour mémoire, le site d'Etoy et sa piscine avaient été acquis par le Canton afin de répondre rapidement aux besoins de l’enseignement post-obligatoire et de permettre l’ouverture du Gymnase. La "question de l'avenir de cette infrastructure" devra être examinée dans un second temps.
Le 12 décembre 2025, une fuite de chlore avait exigé l'évacuation d'une cinquantaine de personnes. Intoxiqués, trois adolescents avaient dû être hospitalisés, sans que leur vie ne soit en danger. Le Ministère public avait alors ouvert une instruction pénale et confié les investigations à la gendarmerie.