Militaires suisses dénoncent l'immobilisme en politique de sécurité
Les militaires critiquent l'immobilisme
L'Association des sociétés militaires suisses (ASM) dénonce "l'immobilisme qui règne depuis des années" en matière de politique de sécurité, d'armée et de finances. Sa patience à l'égard du monde politique est épuisée et elle examine des mesures "plus poussées".
"Nous continuons à nous en tenir, et ce pour les années à venir, à 0,7% du PIB pour les dépenses de défense, ce qui est honteusement peu et constitue un aveu d'impuissance pour la riche Suisse dans le contexte européen", a déclaré vendredi le président de l'ASM Stefan Holenstein lors de l'assemblée générale de la faîtière.
Après quatre ans de guerre en Europe, la Suisse n'est ni en mesure de se défendre ni apparemment disposée à investir les fonds nécessaires depuis longtemps pour l'équipement et le réarmement de l'armée, ajoute l'ASM dans un communiqué. L'ASM salué donc le relèvement de 0,8 % de la TVA pour l'armée comme "un signal fort" du Conseil fédéral en matière de politique de sécurité, "dans l'espoir que le Parlement et les partis suivent rapidement".