Bienne : baisse continue du taux d’aide sociale malgré un niveau élevé
Aide sociale
Pour la neuvième fois consécutive, le taux d’aide sociale est en baisse à Bienne, ont relevé mardi les autorités communales en commentant le rapport sur les indicateurs de l’Initiative des villes pour la politique sociale. Il s’élevait l’année dernière à 7,9% contre encore 9,1% en 2024. Malgré cette baisse continue, le taux d’aide sociale reste élevé dans la ville bilingue.
Ce recul s’explique en partie par un changement au niveau national concernant les relevés statistiques. Dans les faits, la baisse s’est néanmoins poursuivie de manière continue entre 2023 et 2025. L’évolution au niveau des enfants et des jeunes adultes est particulièrement réjouissante, a relevé la Ville de Bienne.
Le taux d’aide sociale chez les enfants est passé de 19,6% en 2021 à 13,8% en 2025. Reste qu'un enfant sur sept dépend toujours du soutien de l’aide sociale à Bienne. Chez les 18-25 ans, ce taux a baissé à 8%, ce qui semble indiquer un retour à la normale, au niveau d’avant la pandémie de Covid-19.
Défis structurels
Divers facteurs expliquent ce taux d'aide sociale en comparaison avec d'autres villes de même taille. La numérisation et la diminution des emplois dans le secteur industriel rendent l’accès au marché du travail particulièrement difficile pour les personnes sans certification professionnelle.
A Bienne, 65% des bénéficiaires de l’aide sociale n’ont aucune formation professionnelle. En outre, le taux de chômage de 5,6% en 2025 est nettement plus élevé que la moyenne suisse. Parmi les autres facteurs, les autorités mentionnent l’offre de logements relativement abordables, la forte proportion de personnes réfugiées et admises provisoirement, ainsi que le nombre élevé de personnes divorcées.
Familles monoparentales
Les familles monoparentales restent considérablement exposées à la pauvreté et au recours à l’aide sociale. En 2025, près de 59% des enfants biennois à l’aide sociale vivaient dans des ménages monoparentaux.
Les parents qui élèvent seuls leurs enfants exercent souvent une activité professionnelle. Toutefois, leurs revenus ne suffisent souvent pas à couvrir leurs besoins vitaux. L’absence de diplômes professionnels, des horaires de travail irréguliers et le manque de structures d’accueil pour les enfants en dehors des heures de bureau compliquent encore davantage l’entrée dans la vie active.