Mme Baume-Schneider veut maîtriser les coûts des primes maladie
Maîtrise des coûts: "Encore de la marge"
"Le poids des primes est très élevé, trop élevé pour de nombreux assurés", a réagi Elisabeth Baume-Schneider mardi après l'annonce des primes 2027. La ministre de la santé a appelé tous les acteurs à "prendre leurs responsabilités".
"Les coûts augmentent d'année en année, ce qui se traduit à chaque fois par une hausse des primes", a concédé la Jurassienne. Chaque personne a accès à un système de santé de qualité, ce qui a son coût, a-t-elle poursuivi.
La ministre voit trois raisons à la hausse des primes: le vieillissement de la population, les progrès médicotechniques et la hausse du nombre de traitements par patient. Ce dernier point s'observe depuis une dizaine d'années.
La conseillère fédérale a donné en exemple l'accès facilité à certains traitements ainsi qu'à des nouveaux médicaments. Cet accès est positif, mais a effectivement un coût, a-t-elle commenté.
Pas question de jeter la LAMal
Questionnée sur la pertinence de la LAMal au vu de la hausse constante des primes, Mme Baume-Schneider ne voit aucun intérêt à y renoncer. "Je veux mettre l'accent sur tout ce qui permet de maîtriser les coûts. Et là, il y a encore de la marge", a-t-elle réagi.
"Balancer la LAMal à la poubelle créerait une certaine incertitude", a estimé la ministre. Le degré de confiance de la population par rapport à la qualité des soins est à ses yeux encore élevé.
"Pas le lieu pour maximiser les profits"
Pour la socialiste, il est possible de faire des économies au sein du système de santé, mais aussi chez les prestataires. "Un système de santé financé par une assurance sociale n'est pas le lieu pour maximiser les profits", a-t-elle dit.
"Nous avons besoin que tous les acteurs tirent à la même corde", a ajouté la ministre, tout en énumérant une liste de mesures en préparation. Une prochaine table ronde est prévue en octobre.
Avec le financement uniforme des prestations (EFAS), les cantons participeront dès 2028 aux coûts ambulatoires, aujourd'hui supportés entièrement par les caisses. Son effet sera cependant unique et variera selon les cantons.