Djokovic à Bâle : « Quand je me sens mieux, je joue mieux »
"Nole" de retour aux Swiss Indoors
Novak Djokovic participe aux Swiss Indoors de Bâle pour la première fois depuis 15 ans. "J'ai réalisé pas mal de choses dont je suis plutôt fier depuis ma dernière visite ici", sourit-il.
A 39 ans et avec 102 titres dont 24 conquis en Grand Chelem, le Serbe n'a effectivement plus rien à prouver. Mais il garde des objectifs bien précis. "Mon objectif principal au cours des 12 derniers mois était vraiment de me sentir mieux sur le court, car j'ai beaucoup souffert de ça cette année", rappelle-t-il d'entrée.
"La situation s'est améliorée, je me sens beaucoup mieux. Et quand je me sens mieux, je joue mieux. J'ai prouvé, à moi-même et aux autres, que je peux encore rivaliser au plus haut niveau. J'ai notamment disputé la finale de l’Open d’Australie" en début d'année, souligne Nole, qui s'est confié à la presse mardi après-midi.
"Certains diront que ce n’est pas suffisant par rapport à mes standards, mais je pense que je dois aussi être conscient de là où j’en suis à ce stade de ma carrière, et reconnaissant de ces résultats ainsi que de la possibilité que j'ai de continuer à jouer à ce haut niveau", explique-t-il.
"Ce n'est un secret pour personne que les tournois du Grand Chelem sont ce qui me motive le plus, et je veux essayer de me battre pour remporter un autre titre du Grand Chelem", poursuit Novak Djokovic. "Je ne vais pas juste +essayer+, je vais me battre pour remporter un autre titre, et je travaille aussi dur que possible pour cela."
Même si "j'ai revu mon calendrier. J'ai besoin de trouver un équilibre entre ma vie, mes enfants, ma femme et d’autres aspects. Je veux me consacrer davantage à ma famille, passer du temps avec eux et ne pas passer à côté de ce que j’ai manqué pendant la majeure partie de mes années sur le circuit", confie-t-il.
"Aussi compétitif que n'importe qui d'autre"
"Tout cela en continuant à vivre ma passion pour le tennis au plus haut niveau. Et j'ai l’impression de bien gérer ça. J'ai remporté le titre à Pékin il y a quelques semaines, cela a sans aucun doute été ma meilleure semaine de l'année en dehors de l'Open d'Australie", insiste-t-il.
"Ça a été une année marquée par de nombreuses difficultés, notamment sur le plan physique. Mais je suis toujours là, et je suis toujours aussi compétitif que n'importe qui d'autre sur le circuit", se félicite Novak Djokovic.
"Si quelqu'un me bat, je lui dis +bravo, beau travail+. Mais je vais certainement me battre et ne pas laisser ces jeunes s'en tirer trop facilement. C'est aussi cela qui me motive: voir comment je peux rivaliser avec des joueurs qui ont plus de 15 ans de moins que moi", explique encore Nole.
"Pas mal de succès en salle"
Novak Djokovic connaît parfaitement ses limites, ses faiblesses et ses points forts. Et il sait quelles conditions lui conviennent le mieux: "Au cours de ma carrière, j’ai connu pas mal de succès en salle. J'ai toujours aimé jouer en salle et encore plus aujourd'hui, compte tenu des problèmes physiques que j'ai rencontrés ces deux dernières années."
Mais le Serbe sait que la marge de manoeuvre est infime. "Le début des tournois est toujours crucial pour moi: il faut essayer de démarrer du bon pied. Et avec des tableaux réduits comme ici, le niveau est très élevé et on se retrouve face à un adversaire coriace dès le 1er tour", enchaîne Nole, qui affrontera le Français Ugo Humbert (ATP 39) mercredi vers 16h pour son entrée en lice.
"Je dois donc être au meilleur de ma forme dès le début. Mais je me suis bien entraîné ces deux dernières semaines", assure le Serbe. "J'étais impatient de revenir en Suisse. J’ai passé deux superbes semaines à Genève avant de partir pour Roland-Garros les années passées", explique encore Novak Djokovic, qui avait cueilli en 2025 à Genève son 100e titre ATP. Et qui s'est aussi imposé à Bâle, en 2009 pour sa première venue.
Un hommage appuyé à Wawrinka
Nole avait alors battu en finale Roger Federer, après être venu à bout d'un certain Stan Wawrinka en quarts. Il a forcément rendu hommage au futur retraité. "Nous avons livré de superbes batailles", se souvient Novak Djokovic, qui a été battu deux fois par le Vaudois en finale de Grand Chelem (Roland-Garros 2015, US Open 2016). "Tout le monde parle de mon âge, mais qu'en est-il du sien ? Il a deux ans de plus que moi", s'amuse Nole.
"J'ai toujours eu énormément de respect pour lui, en tant que personne et en tant que joueur. Il y a beaucoup de choses qui m'ont impressionné chez lui et dans ce qu’il a accompli. Mais ce qui m'a sans doute le plus marqué, et qui en dit long sur son caractère et sur qui il est vraiment, c'est ce qu’il a fait ces trois ou quatre dernières années. Alors qu’il est triple vainqueur de Grand Chelem, médaillé d'or olympique, vainqueur de la Coupe Davis, le joueur légendaire qu'il est a disputé des Challengers", rappelle-t-il.
"Il s'y est battu bec et ongles pour remonter au classement. Honnêtement, c'est vraiment incroyable, et c'est ce qui me frappe le plus. Car cela montre son humilité, sa modestie, son esprit combatif, son esprit de compétition, ainsi que son amour pour le tennis, qu’il dispute la finale de Roland-Garros ou qu'il joue un tournoi Challenger. Même sur un petit court, il fait toujours preuve de cette même passion", développe-t-il.
"Je pense que c'est pour cela qu'il inspire tant de respect et d'affection de la part de nous tous, ses collègues et ses rivaux, mais aussi des fans de tennis du monde entier. Il va manquer au tennis. Son revers à une main, sa marque de fabrique, l'un des meilleurs que le tennis ait jamais connus, va nous manquer", explique encore Novak Djokovic.