Pisa : quatre régions chinoises et Singapour en tête, lecture en baisse
Etude Pisa: l'Asie en force
L'Asie, avec quatre provinces chinoises et Singapour en tête, domine une nouvelle fois l'enquête Pisa. Mais ce classement enregistre "la performance moyenne la plus faible jamais observée", notamment en lecture où la baisse est jugée "particulièrement préoccupante".
Plusieurs pays asiatiques figurent parmi les meilleurs élèves en sciences, sujet le plus développé dans cette édition, mais aussi en lecture et en mathématiques.
Le Programme international pour le suivi des acquis des élèves (Pisa) évalue tous les trois ans depuis 2000 les compétences scolaires des élèves de 15 ans. Elle passe au crible trois domaines: compréhension de l'écrit, culture mathématique et culture scientifique, avec à chaque fois une "dominante" plus développée.
Pour Pisa 2025, les quatre provinces et métropoles chinoises étudiées par l'OCDE (Pékin, Shanghai, Jiangsu et Zhejiang) arrivent en tête en sciences et en mathématiques, alors que Singapour domine la compréhension de l'écrit. Macao, Taïwan, le Japon et la Corée du Sud complètent le haut du classement, avec l'Estonie, le Royaume-Uni et la Nouvelle-Zélande.
La Suisse figure parmi les 20 pays les plus performants dans chacun des domaines. Elle se classe même 9e en mathématiques et 4e parmi les 38 pays de l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE).
Baisse des résultats
Cette dernière édition enregistre "la performance moyenne la plus faible jamais observée dans les pays de l'OCDE". Si en sciences, les résultats sont globalement stables entre 2015 et 2025, les scores en mathématiques ont chuté de 22 points en moyenne dans les pays de l'OCDE, contre 8 points dans les autres systèmes éducatifs qui ont participé.
Le recul est encore plus marqué en compréhension de l'écrit, avec une baisse de 28 points dans l'OCDE et de 16 points ailleurs au cours des dix dernières années.
Une chute "particulièrement préoccupante, car la lecture est la porte d'entrée par laquelle passe l'essentiel des apprentissages scolaires", que ce soit pour "résoudre des problèmes d'algèbre, analyser une source historique ou interpréter une expérience scientifique", souligne l'OCDE.
Pour expliquer cette tendance, l'organisation évoque plusieurs facteurs, dont la transformation des pratiques de lecture liée à la généralisation des écrans, la baisse du goût pour la lecture chez les jeunes et les changements de rapport à l'école observés depuis la pandémie de Covid en 2020.
Malgré une "baisse de performance encore assez importante", la France est toujours dans la moyenne des pays de l'OCDE, avec 458 points en maths, en 456 en compréhension de l'écrit et 483 en sciences à un niveau comparable à celui de l'Allemagne, des Pays-Bas, de l'Italie ou encore du Portugal, souligne Éric Charbonnier, spécialiste éducation de l'OCDE.