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Cinéma

Rick Baker, sept Oscars et le maître des monstres de Thriller et Star Wars

Rick Baker, sept Oscars et le maître des monstres de Thriller et Star Wars

Rick Baker, des monstres plein la tête

Le créateur des monstres de "Thriller" et de "Star Wars", Rick Baker a reçu à Locarno un prix, le Vision Award. Pendant le Festival du film, le maquilleur américain de 75 ans a raconté comment l’envie de transformer les humains en créatures fantastiques lui est venue.

Au cours de sa carrière, l’Américain de 75 ans, qui a grandi en Californie, a remporté pas moins de sept Oscars du meilleur maquillage, un record. Il a notamment créé les zombies et les loups-garous emblématiques du clip "Thriller" de Michael Jackson et transformé Jim Carrey en Grinch dans le film, qui porte le même nom. Pour "Star Wars: Episode IV - Un nouvel espoir" (1977), il a également conçu les extraterrestres de la célèbre cantina de Tatooine, un bar très connu de l’univers de Star Wars.

Mais c’est devant la télévision, durant son enfance, qu’est née son envie de créer des monstres. Son père aimait beaucoup les films d’horreur et en regardait souvent à la maison avec lui. Dès l’âge de dix ans, Rick Baker savait déjà ce qu’il voulait faire: "This is what I’m going to do in my life" ("C’est ce que je vais faire dans ma vie"), a-t-il expliqué devant la presse à Locarno. Il voulait transformer les êtres humains "en quelque chose d’autre".

Avant de se tourner vers les monstres, il avait pourtant envisagé de devenir médecin. Ses parents étaient très fiers de cette vocation. Lorsqu’il a annoncé un jour à sa mère qu’il souhaitait finalement créer des monstres, celle-ci ne l’a pas envoyé au lit sans dîner. Elle lui a simplement répondu: "Tu peux faire tout ce que tu décides d’entreprendre." Il s’estime très chanceux d’avoir eu de tels parents.

"J’aime les films d’horreur sympathiques"

Rick Baker n’apprécie guère la nouvelle génération de films d’horreur, dans lesquels des êtres humains en tuent d’autres de manière très brutale. "Je préférais les films d’horreur sympathiques comme 'Frankenstein'", souligne l’Américain. Dans ces films, après tout, seuls les monstres s’en prenaient aux humains.

L’artiste spécialisé dans les effets spéciaux a également défendu à Locarno les productions à petit budget. "Lorsqu’on dispose de peu de temps et d’argent, il faut travailler de manière beaucoup plus créative", explique-t-il. Une contrainte qu’il a toujours appréciée.

ATS