Siemens : commandes +18% au 2e trimestre, centres de données et IA
Bond des commandes pour Siemens
Siemens a vu ses commandes bondir à 24,1 milliards d'euros au 2e trimestre de l'exercice décalé 2025/2026. Le géant industriel allemand a tiré profit de la demande mondiale pour l'infrastructure nécessaire à l'intelligence artificielle, a-t-il annoncé mercredi.
Selon un communiqué, les commandes du groupe de Munich ont augmenté de 18% hors effets de change et de périmètre, portées par les centres de données, mais le bénéfice net a chuté au 2e trimestre de 8% à 2,2 milliards, essentiellement en raison d'effets comptables exceptionnels.
Le carnet de commandes de Siemens a atteint "un nouveau sommet historique" selon le communiqué du groupe, s'élevant à 124 milliards à la fin du deuxième trimestre.
"Nous considérons l'IA comme un moteur de croissance clair pour l'ensemble des activités de matériels, de logiciels et de services", a déclaré le président du directoire de Siemens, Roland Busch, cité dans le communiqué.
La course effrénée à l'intelligence artificielle et les investissements massifs qui en découlent depuis plusieurs années nécessitent des infrastructures coûteuses et énergivores.
Le segment "Smart Infrastructure", de Siemens a ainsi enregistré une hausse de 35% de ses commandes, propulsée par la demande pour les centres de données dont la croissance a été "à trois chiffres".
L'entreprise a ainsi confirmé ses objectifs pour l'année 2026, prévoyant une croissance globale comprise entre 6 et 8%.
Elle a cependant ajusté à la hausse les objectifs individuels de ses divisions "Digital Industries" et "Smart Infrastructure" pour prendre en compte le boom de l'IA.
Malgré ces vents favorables, Siemens a vu son bénéfice net diminuer de 8%.
Cela s'explique en partie par la fait que le résultat net avait été gonflé au deuxième trimestre 2025 par un gain exceptionnel de 315 millions liés à la vente d'une activité.
Cependant, les taux de change ont également pesé sur ses profits, et la pression sur la division de Siemens consacrée à la mobilité s'est accrue, pénalisée par les droits de douane américains qui ont pesé sur les marges des projets ferroviaires.