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Procès

Trois frères américains condamnés à 30 ans pour viols en série

Trois frères américains condamnés à 30 ans pour viols en série

Longue peine pour des violeurs en série

Trois frères condamnés pour s'être servi de leur influence dans l'immobilier de luxe pour violer et agresser des dizaines de femmes pendant des années ont écopé de 30 ans de prison chacun mardi à New York.

"Pendant des années", les prévenus "s'en sont pris à des femmes et à de jeunes filles, utilisant la drogue et la violence pour les réduire à l'impuissance afin de pouvoir les violer" et "leurs carrières et leur statut social pour dissimuler le danger qu'ils représentaient", a commenté le procureur fédéral dans un communiqué.

"La peine prononcée aujourd'hui montre clairement que ce comportement lâche et sinistre est d'une gravité exceptionnelle et sera sanctionné avec la plus grande fermeté", a-t-il ajouté.

Douze victimes ont livré leur témoignage avant le prononcé des peines, rapporte le New York Times, l'une d'entre elles décrivant son agression comme une attaque "d'animaux".

Les frères, eux, ont reconnu avoir honte de leur comportement, tout en soutenant n'avoir jamais drogué ni violé qui que ce soit.

Droguées et agressées

"Soit toutes ces femmes se sont trompées de métier et devraient toutes être actrices, soit elles ont dit la vérité et ont été violées et droguées. Et je retiens la seconde option", a commenté la juge fédérale, d'après CNN.

Le procès des jumeaux Alon et Oren Alexander, 39 ans, ainsi que de leur frère Tal Alexander, 40 ans, s'était achevé en mars par leur condamnation pour "trafic sexuel" pour des faits intervenus entre 2008 et 2021.

Oren et Tal, fondateurs de la société immobilière Official, et Alon, qui travaillait pour l'entreprise de sécurité privée de la famille, encouraient jusqu'à la perpétuité. Leurs avocats demandaient moins de 15 ans d'emprisonnement.

Invitées en voyage après avoir rencontré les frères lors de soirées ou sur des applications de rencontres, les victimes ont raconté à la barre qu'elles pensaient avoir été droguées avant d'être agressées.

Les avocats des frères ont soutenu qu'ils étaient des "playboys" et des "coureurs de jupons" et ont présenté les plaignantes comme motivées par la honte ou la cupidité.

ATS