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Neuchâtel renforce la détection des troupeaux à risque de maltraitance

Neuchâtel renforce la détection des troupeaux à risque de maltraitance

Grand Conseil - NE

Le nouveau cas de maltraitance animale à La Chaux-du-Milieu (NE) en janvier a rebondi mardi au Grand Conseil neuchâtelois. Le Conseil d'Etat veut établir au début de chaque hiver une liste des exploitations à risque pour pouvoir effectuer des détections encore plus serrées.

"L'Etat agit avec détermination depuis plusieurs années et a renforcé son dispositif de surveillance", a déclaré Laurent Favre, en charge de l'environnement. Le service vétérinaire cantonal est le seul en Suisse à utiliser les données de livraison du lait pour détecter des problèmes de maltraitance animale et pas uniquement pour la sécurité alimentaire, a ajouté le conseiller d'Etat.

Le canton envisage aussi d'obliger les acheteurs de lait (les fromageries) à annoncer des problèmes, même quand il n'y a pas d'interdiction de livraison. Il a aussi listé les exploitations familiales problématiques. Ces dernières, qui ont fait l'objet d'un contrôle et d'un accompagnement complémentaire cet hiver, sont au nombre de 30, soit 5% de l'ensemble.

En quelques semaines

"Une dérive peut survenir en quelques semaines. Bien des drames ont été évités, avec les mesures en place, mais on ne pourra pas éviter tous les cas. Le risque zéro n'existe pas", a ajouté le conseiller d'Etat en charge de l'environnement.

Dans une interpellation urgente, le député UDC Loïc Frey a rappelé que les faits se répètent car deux situations similaires ont eu lieu à un an d'écart dans la même commune. "On ne peut pas parler d'un événement isolé. On ne peut pas accepter un 3e cas l'an prochain", a-t-il expliqué.

A la mi-janvier, un troupeau s’est retrouvé à l’abandon dans une exploitation agricole. Les cadavres de quatre veaux et d’une vache ont été découverts et une dizaine de bêtes, surtout des vaches, ont dû être euthanasiées. Le bétail survivant, plus de 50 têtes, a pu "être sauvé grâce à l'intervention du Service de la consommation et des affaires vétérinaires (SCAV)", a expliqué Laurent Favre.

Le canton a annoncé le 23 janvier vouloir encore renforcer son dispositif. Des ressources complémentaires seront nécessaires, a ajouté le conseiller d'Etat. Des contrôles additionnels ont été annoncés. Le canton souhaite le concours des milieux agricoles et des communes pour améliorer les annonces concernant les cas problématiques.

ATS