Trump veut rebaptiser le Nouveau-Mexique en « Nouvelle Amérique »
Trump veut rebaptiser le Nouveau-Mexique
Après un lac, un détroit et un golfe, c'est un Etat américain que le président américain Donald Trump veut rebaptiser: le Nouveau-Mexique. Il a suggéré dimanche de l'appeler "Nouvelle Amérique". Cette surenchère est vue comme une diversion des sujets impopulaires.
"Beaucoup de gens ont suggéré de changer le nom du Nouveau-Mexique [...] pour New America", a écrit le président républicain sur son réseau social Truth au sujet de cet Etat du sud des Etats-Unis. "C'est tellement plus prestigieux et plus beau pour les habitants de cet Etat qui a un potentiel incroyable. Waouh, j'adore cela".
Sa proposition, qui a été immédiatement rejetée par la gouverneure de l'Etat, intervient quelques jours après que M. Trump a signé un décret visant à rebaptiser le lac Ontario (nord-est) en "Lake America", en pleine guerre commerciale avec le Canada voisin.
La Maison-Blanche a republié une image provenant du compte Truth Social de Donald Trump, sur laquelle on voit la partie "Mexico" du nom de l'Etat barrée et remplacée par "America".
"Détourner l'attention"
D'après des médias américains, cette idée trouve son origine dans un canular sur Internet.
La gouverneure démocrate de l'Etat, Michelle Lujan Grisham, a déclaré à la chaîne télévisée Fox News que ce nom "n'est pas sujet à débat; il est le nôtre depuis bien avant la création des Etats-Unis". Le président cherche à "détourner l'attention des Américains" de problèmes tels que la flambée des prix de l'essence, a-t-elle ajouté.
La semaine dernière, Donald Trump a proposé de renommer le détroit d'Ormuz en "détroit Trump", un point de passage stratégique et de friction dans la guerre déclenchée en février par les Etats-Unis et leur allié Israël contre l'Iran.
Il a aussi unilatéralement rebaptisé en janvier 2025, au tout début de son deuxième mandat, le golfe du Mexique en "golfe d'Amérique", une décision contestée par Mexico.
La cote de popularité de Donald Trump est au plus bas et sa formation politique, le parti républicain, redoute une sévère défaite en novembre lors d'élections qui décideront du contrôle du Congrès, à majorité conservatrice jusqu'ici.