Maison de garde à Sion pour les urgences non vitales dès le 1er septembre
Hôpitaux - VS
L'Hôpital de Sion disposera d'une Maison de garde dédiée aux problèmes médicaux urgents de faible gravité dès le 1er septembre. Le dispositif, testé quatre mois en 2024 lors d'une phase pilote, vise à désengorger les urgences et réduire les temps d'attente.
Le lieu, implanté sur le site des urgences, sera ouvert de 18h00 à 22h00 tous les jours, y compris les week-ends et les jours fériés, précise un communiqué du Canton du Valais vendredi. Les équipes des urgences réaliseront une première évaluation des patients, avant de rediriger ceux dont l'urgence est non-vitale vers la Maison de garde, où ils seront pris en charge par un médecin généraliste.
"Cette proximité avec le service des urgences facilite la coordination entre les professionnels et permet d'assurer une prise en charge rapide et adaptée", soulignent les autorités valaisannes. "Les consultations seront assurées par un cercle de garde spécifique réunissant des médecins des régions de Sierre, Sion, Martigny et Conthey", sans que cette organisation ne change le dispositif de garde des médecins de famille existant, poursuivent-elles.
Offrir une prise en charge adaptée
Le projet, issu d'une collaboration entre l'Hôpital du Valais (HVS) et la Société médicale du Valais (SMVS), a été initié il y a deux ans pour faire face à l'augmentation de la fréquentation des urgences. En prenant en compte le fait qu'une "part significative de patients" s'y rendent pour des problèmes de santé non vitaux, le projet pilote avait été mis en place et donné des résultats positifs, "qui ont confirmé la pertinence d'un tel dispositif."
La Maison de garde doit ainsi permettre aux urgences de se focaliser sur les situations les plus graves. Un dispositif similaire existe déjà sur le site de l'hôpital de Viège depuis 2014, avec le cabinet médical d'urgences des médecins de famille (HANOW).
Les acteurs engagés "poursuivent leur objectif commun de garantir à la population valaisanne une prise en charge rapide, coordonnée et adaptée à la gravité de chaque situation", résume le canton, qui rappelle aussi que le premier réflexe en cas d'urgence non vitale est de prendre contact avec son médecin traitant.