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Politique

Une courte majorité parlementaire veut sauver la loi climat genevoise

Une courte majorité parlementaire veut sauver la loi climat genevoise

Grand Conseil - GE

A une voix près, le Grand Conseil genevois a accepté jeudi soir de renvoyer le projet de loi sur le climat en commission de l'environnement et de l'agriculture pour étudier un amendement général. Objectif: tenter de donner une base légale au Plan climat cantonal.

Grâce aux voix de la gauche, du Centre et de Libertés et justice sociale (LJS), la loi retourne pour la troisième fois en commission. Après l'échec du projet datant de 2021, le Conseil d'Etat avait trouvé un compromis avec une vingtaine d'organisations économiques, environnementales et sociales en 2024, sans pour autant convaincre la majorité de la commission, qui avait refusé, pour la seconde fois, l'entrée en matière.

En septembre, à la fin d'un été caniculaire, les Vert-e-s espéraient qu'une majorité allait se dessiner pour accepter cette loi, a rappelé jeudi l'écologiste Louise Trottet. Mais ils ont renoncé à demander l'urgence suite au dépôt d'un amendement général du Centre qui allait vider la loi de sa substance, selon eux.

Jeudi, la gauche a estimé qu'il vaut mieux examiner cet amendement et "arracher un maximum d'éléments", selon les termes du député vert Philippe de Rougemont, que de ne pas avoir de loi. Car celle-ci va engager les prochaines législatures, a-t-il plaidé. "Vote ou pas ce soir, le changement climatique va continuer", a souligné Mme Trottet.

Contraintes dans la loi

De son côté, la droite dénonce une loi "fourre-tout". "Elle ne va pas apporter des améliorations. Il faut des projets concrets et sectoriels", a insisté le PLR Geoffray Sirolli, rapporteur de majorité. Pour l'UDC Lionel Dugerdil, "le plan climat doit être suivi par des projets soumis au Grand Conseil."

"Certains ne veulent pas de contraintes. Il faut au contraire inscrire les objectifs en matière climatique dans la durée, en ancrant les engagements dans notre législation", a soutenu le conseiller d'Etat Nicolas Walder, en charge du Département du territoire. La Coalition climat a annoncé son intention de lancer une initiative populaire si le dossier reste à nouveau bloqué en commission.

ATS