Valais : la Fondation pape François dresse un bilan de ses 10 ans
Eglise - VS
Fondée en 2016, afin d'apporter une aide concrète aux personnes en difficulté, la Fondation valaisanne pape François fête ses 10 ans. La structure est portée conjointement par le diocèse de Sion et l'Eglise réformée évangélique du Valais, avec le soutien de l’Association des amis de la Fondation. En une décennie, elle a versé plus d'un million de francs issus de dons.
Sur la base de dossiers qui lui sont transmis par diverses institutions comme Caritas, Emera ou des EMS, la Fondation prend en charge des besoins de première nécessité. Elle vient en aide à chacun, indépendamment de son origine ou de sa religion, a-t-il été rappelé à l'occasion d'une conférence de presse, mardi à Sion.
En dix ans, la structure a honoré plus de 1000 demandes pour un montant total de plus de 1 million de francs. L'Association des amis de la Fondation assumant l'intégralité des frais de fonctionnement, la Fondation peut reverser le 100% des dons qu'elle perçoit aux personnes dont les dossiers ont été retenus.
*La pauvreté existe en Valais"
Les personnes soutenues le sont, par exemple, à la suite de difficultés qui surgissent après un divorce, lors de soucis de santé, une situation financière précaire ou toutes autres réalités demandant un soutien tangible.
"La pauvreté en Valais existe. Elle est souvent discrète, parfois invisible, mais elle est bien réelle", a résumé, mardi, Jean-Daniel Balet, membre du Conseil de fondation. "Nous tendons la main à celles et ceux qui passent à travers les mailles du filet social. Nous ne remplaçons pas ce dernier." En Valais, selon un rapport de la HES-SO, 6,4% des résidents vivent sous le seuil de pauvreté.
Projet approuvé par le pape
"En 2016, le pape François avait fait l’annonce d’une année jubilaire extraordinaire placée sous le thème de la conversion et de la miséricorde. La miséricorde, "comme un temps favorable pour l’Eglise, afin que le témoignage rendu par les croyants soit plus fort et plus efficace", a rappelé, l'évêque de Sion, Monseigneur Jean-Marie Lovey.
"Notre diocèse a bien compris que c’est par le corps qu’on touche l’âme. Donc, la conversion à laquelle nous invitait la miséricorde divine, passait par des œuvres de miséricorde corporelles." C'est ainsi que la Fondation a vu le jour.
Le pontificat de François a été marqué par "le respect de toutes créatures à commencer par l’être humain, qu’il s’agit de toujours placer au centre, indépendamment de sa situation sociale, économique, religieuse. François a été mis au courant du projet de la dénomination et il l’a approuvé", a conclu Jean-Marie Lovey.