Valais : cinq entreprises de soins à domicile sans autorisation officielle
Valais: problèmes avec les soins à domicile
Cinq organisations privées de soins à domicile valaisannes ont perdu ou n'ont pas reçu d'autorisation d'exploiter en raison de lacunes identifiées par le canton. Le manque d’effectifs soignants et le non-respect de la dotation infirmière minimale sont notamment cités.
Les cas concernés ont été identifiés par une enquête du Nouvelliste et de la RTS, qui ont eu accès à des documents en vertu de la Loi sur la transparence. Selon le quotidien valaisan, ces derniers "dévoilent les travers d’un secteur privé en pleine expansion et le travail de l’Etat pour le surveiller et tenter de le réguler".
Contacté par Keystone-ATS, le Département de la santé, des affaires sociales et de la culture (DSSC) confirme qu'une organisation privée de soins à domicile (OSAD) "s'est vu retirer son autorisation définitive pour des problématiques de qualité et de sécurité des soins" et que quatre autres n'ont pas obtenu d'autorisation définitive.
Les motifs évoqués sont divers: manque d'effectifs soignants, non-respect de la dotation infirmière minimale, absence de patients ou encore lacunes de documentation et de qualité. Le DSSC précise également qu'une organisation a cessé son activité d’elle-même, faute de personnel.
L’enquête évoque, elle, "la mise en danger concrète de patients", notamment dans le cas de l’OSAD qui a perdu son autorisation.
Davantage de contrôles
Face à la situation, l'Etat a prévu un renforcement des contrôles en 2027. Il a également adopté la limitation de nouveaux prestataires de soins à domicile autorisés à facturer à la charge de l’assurance obligatoire des soins (LAMal) depuis le 1er juillet. Une mesure motivée par l’explosion des coûts du secteur, selon le Nouvelliste.
En Valais, le nombre d’organisations privées de soins à domicile est passé de 4 à 19 entre 2016 et 2024. Le DSSC en recense 19 actuellement.