Vaud améliore la prise en charge des femmes détenues à Lonay
Vaud revoit l’accueil des femmes détenues
Le canton de Vaud a présenté vendredi une série de mesures visant à mieux répondre aux besoins des détenues. Seul établissement du type en Suisse latine, la prison pour femmes de Lonay (VD), en travaux depuis 2021, adapte peu à peu ses espaces
Le secteur mère-enfant sera à nouveau disponible cet été. Au même moment sera mis en service un parloir intime. La réalisation de l'unité psychiatrique, elle, devrait démarrer en 2027.
Le chantier qui occupe les autorités cantonales est dense. Et le contexte particulier, a admis le conseiller d'Etat Vassilis Venizelos, vendredi lors d'une visite de presse. Renforcer les structures et mesures existantes tout en maintenant l'activité carcérale relève d'une "prouesse" et d'un "défi important".
Objectif du rendez-vous du jour: mettre en lumière la réalité parfois méconnue des femmes détenues. Elles sont "peu nombreuses et invisibles dans le débat public, mais pourtant elles ont des besoins spécifiques", a rappelé le ministre vaudois en charge la sécurité.
D'autres profils
La prison de la Tuilière, qui n'accueille que des femmes depuis 2021, reçoit des personnes aux "parcours particuliers, parfois cabossés", a-t-il poursuivi. Les mesures qui ont été déployées et qui vont continuer à l'être visent ainsi à "mieux répondre aux exigences actuelles, en particulier en matière d'égalité, de santé et de réinsertion", résume le canton.
Actuellement est mise en oeuvre la deuxième phase des travaux de modernisation et d'adaptation du site. Celle-ci devrait prendre fin cet été avec, justement, la mise en service du secteur mère-enfant et du parloir intime.
Pour la troisième et dernière étape du chantier, un crédit d'ouvrage d'environ 8,7 millions doit être demandé au Grand Conseil vaudois ce printemps. Si obtention, le chantier, qui durerait un peu plus d'une année, devrait être achevé d'ici à fin 2027 début 2028.
Selon les derniers chiffres, les coûts de l'ensemble des travaux de rénovation et de modernisation de la prison se montent à quelque 48 millions.