Ces élus du Centre vaud qui rejoignent le Mouvement libéral de Valérie Dittli
Ancienne vice-présidente du Centre Vaud, Jacqueline Bottland-Pittet explique avoir quitté son parti après « une très grande réflexion ». Elle réfute l’idée d’avoir simplement suivi Valérie Dittli et décrit ce départ comme un deuil, symbolisé par sa tenue noire sur le plateau de La Télé. Selon elle, le Centre n’appliquait plus de manière acceptable les principes démocratiques attendus d’un parti politique. Elle critique notamment la représentativité des délégués, qui devrait, à ses yeux, refléter effectivement l’activité politique des membres. Cette situation a constitué « la goutte » qui l’a conduite à rejoindre le nouveau Mouvement libéral.
Elle reconnaît que la démarche comporte des difficultés, alors que l’image de Valérie Dittli est discutée et que des affaires judiciaires sont pendantes. Jacqueline Bottland-Pittet estime néanmoins que la conseillère d’État dispose d’un bilan. Elle souligne aussi la difficulté de son mandat sans députés pour l’accompagner au Grand Conseil, ainsi que la position délicate du Centre dans un paysage politique de plus en plus polarisé. Le parti n’ayant jamais détenu auparavant de siège au Conseil d’État vaudois, ce siège peut, selon elle, être convoité aussi bien par la gauche que par la droite.
Valérie Dittli seule candidate annoncée
Jacqueline Bottland-Pittet admet que Valérie Dittli « n’a pas fait tout juste » et que sa jeunesse ne l’a pas toujours servie. Elle considère toutefois que cette première législature lui a permis d’apprendre. Les procédures judiciaires en cours doivent, dit-elle, être laissées à la justice, et d’éventuelles mesures seront prises si nécessaire. Elle affirme que Valérie Dittli incarne les valeurs du Centre et sera la candidate du Mouvement libéral, sans autre candidature envisagée.
La question des alliances reste ouverte. Le mouvement n’a pas encore établi ses statuts et doit encore déterminer comment se présenter à ses partenaires comme à ses adversaires. Jaqueline Bottland-Pittet n’exclut pas de créer des ponts et des alliances, mais renvoie cette décision à l’avenir.