L'été 2026 fait place à l'automne mais le répit est temporaire
Cet été a été le plus chaud depuis le début des mesures météorologiques en Suisse, dépassant même le légendaire été caniculaire de 2003 — et ce n'est qu'un avant-goût de ce qui nous attend.
Depuis le mois d'avril, les localités romandes ont enregistré entre quarante et soixante journées tropicales, soit des jours où la température atteint trente degrés ou plus. C'est bien au-delà de la norme établie entre 1991 et 2020, qui comptabilisait en moyenne entre dix et vingt journées de ce type par an. Le mois de septembre n'a pas échappé à la tendance, plusieurs records de température maximale y ayant déjà été battus.
Les températures devraient chuter dès mercredi, avec une baisse de dix à douze degrés attendue. Selon Météo Suisse, elles pourraient ensuite remonter d'ici la fin de la semaine pour atteindre des valeurs estivales comprises entre vingt-cinq et vingt-huit degrés. Une nouvelle vague de chaleur dépassant les trente degrés reste toutefois peu probable d'ici la fin de l'année.
Un futur de plus en plus caniculaire
Pour Météo Suisse, la situation n'a rien de surprenant : elle correspond exactement à ce que prévoient les scénarios climatiques. Les experts s'attendent à des vagues de chaleur tout aussi précoces, intenses et tardives dans les années à venir, pouvant se prolonger jusqu'en septembre. Selon ces mêmes projections, d'ici à 2050, un été aussi exceptionnel que celui que la Suisse vient de traverser pourrait survenir tous les deux ans.