Lausanne Cités garde espoir face au risque de disparition
Un peu moins d’une semaine après l’annonce de sa possible disparition, Lausanne Cités reçoit de nombreux messages de soutien par courriel et sur les réseaux sociaux. Sans repreneur, l’hebdomadaire gratuit pourrait cesser de paraître d’ici à la fin de l’année. Des lecteurs témoignent de leur attachement au titre, certains allant jusqu’à contacter le service de distribution lorsqu’ils ne le trouvent pas dans leur boîte aux lettres. « J’espère que ce journal survivra, car c’est mon kiff de le lire. Ça a toujours été mon préféré », écrit notamment l’un d’eux.
Cette mobilisation réconforte la rédaction durant une période d’incertitude. Les messages soulignent notamment le service rendu à la population, le rôle informatif du journal et son statut dans la région. Pour l’équipe, cette vague de soutien pourrait aussi contribuer à « faire un peu bouger les choses ». Au total, une trentaine de postes sont menacés à Lausanne Cités et au GHI, qui appartiennent au même groupe, dans un contexte déjà difficile pour la presse locale.
Le rédacteur en chef du titre lausannois se dit toutefois confiant, plusieurs pistes sérieuses de reprise étant actuellement à l’étude. Il estime que cette crise pourrait offrir à Lausanne Cités l’occasion de se réinventer, de se moderniser et de se tourner davantage vers le numérique. Son optimisme repose, selon lui, sur des discussions en cours qu’il juge « plutôt rassurantes ». Autre signal encourageant, les annonceurs resteraient fidèles à l’hebdomadaire. Si les pistes actuelles aboutissent, l’avenir du journal devrait se préciser d’ici quelques semaines.