Manifestation à Lausanne contre les coupes budgétaires : mobilisation en baisse, tensions maintenues
La fonction publique et parapublique vaudoise est descendue dans les rues de Lausanne pour protester contre les coupes budgétaires prévues dans le projet de budget 2027 du Conseil d'État, mais la mobilisation était nettement moins importante que l'année précédente.
Des milliers de manifestants — loin des 20'000 personnes réunies lors des manifestations de l'hiver dernier — se sont rassemblés contre les mesures d'économie de 100 millions de francs annoncées par le gouvernement cantonal. Ces coupes touchent notamment la santé, le social, les subsides maladie, le CHUV et les hautes écoles.
Une concession du gouvernement, mais des revendications qui persistent
La veille de la manifestation, le Conseil d'État a annoncé la pleine indexation des salaires du personnel de l'administration cantonale, du CHUV et du secteur parapublic pour 2027, tout en maintenant les annuités. Malgré ces concessions, les syndicats maintiennent leur mobilisation. Pour Raphaël Ramuz, secrétaire syndical au SSP Vaud, les coupes de cette année s'additionnent à celles de l'année précédente : « C'est toujours aussi légitime de se mobiliser pour éviter le démantèlement des services publics et parapublics. »
Les réserves cantonales au cœur du débat
Les syndicats demandent au gouvernement de puiser dans les réserves du canton plutôt que de réduire les prestations et les conditions de travail. Raphaël Ramuz estime que ces réserves, accumulées sur les années précédentes, doivent permettre de « réfléchir sérieusement à autre chose que de tout le temps couper dans les dépenses ». Le SSP a saisi l'organe de conciliation pour rendre une éventuelle grève licite, et une assemblée générale est prévue le jeudi 12 novembre pour décider des suites du mouvement.
De son côté, interrogé par La Télé Vaud Fribourg, le conseiller d'État Vassilis Venizelos a reconnu entendre « la colère du personnel », tout en rappelant la situation financière « compliquée » du canton, notamment en raison de l'initiative dite des 12% votée par la population. Il a indiqué que le dossier est désormais entre les mains du Grand Conseil.
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