Prudence avec les fruits et légumes exposés aux fumées dit le médecin cantonal
Après l’incendie d’un site de recyclage à Ecublens, le médecin cantonal vaudois Thierry Fumeaux recommande des précautions pour les productions des jardins privés. Une fois les fumées dissipées, des suies et des produits de combustion peuvent retomber au sol. En l’absence de dépôt visible, les fruits et légumes peuvent être rincés et lavés normalement. Si de la suie est visible, il est en revanche conseillé de ne pas les consommer. Des prélèvements seront réalisés sur les surfaces touchées afin d’identifier les substances présentes et leur concentration.
Des analyses du sol sont également prévues, mais la priorité est de pouvoir rapidement conseiller la population sur les produits des potagers privés. Ces recommandations ne concernent pas les aliments vendus dans le commerce. Le site incendié contenait notamment des mousses, du plastique et des pneus. Leur combustion peut dégager un éventail de substances toxiques plus large, dont des microparticules, sans que cela signifie nécessairement que cet incendie soit plus nocif qu’un autre.
Les niveaux sont redevenus normaux
Les mesures de précaution — fermer les fenêtres, éviter le sport et porter un masque en cas de sortie nécessaire — ont été levées dimanche. Cette décision a été prise après l’arrêt des dégagements de fumée dans la nuit de samedi à dimanche et sur la base de mesures réalisées avec Unisanté et la Direction générale de l’environnement. Les concentrations de microparticules étaient revenues à des niveaux considérés comme normaux. Le périmètre de surveillance a été défini selon le déplacement visible du nuage, les odeurs et la direction du vent, puis contrôlé par des prélèvements à ses marges.
Trois jours après l’exposition, la probabilité de symptômes tardifs est faible. Les personnes atteintes de maladies respiratoires ou cardiovasculaires doivent toutefois consulter en cas d’aggravation, tandis que des irritations des yeux ou des bronches peuvent encore apparaître chez d’autres personnes. Aucun accroissement des consultations urgentes pour des problèmes respiratoires ou oculaires n’a été signalé. Les efforts intenses restent particulièrement déconseillés en période de pollution, car l’accélération de la respiration favorise la pénétration des particules fines jusque dans les poumons, voire leur passage dans le sang.