Un pôle national pour mieux traiter les cancers pédiatriques
Une première en Suisse
En Suisse, environ 350 enfants et adolescents sont touchés chaque année par le cancer. Pour la première fois, un projet consacré à leur santé obtient le statut de pôle de recherche national. Menée par les universités de Lausanne et de Zurich, cette initiative doit rapprocher les hôpitaux suisses, mutualiser leurs forces et favoriser des thérapies plus précises ainsi qu’une recherche de haut niveau, a expliqué sur le plateau de La Télé Francesco Ceppi, médecin associé en hématologie-oncologie pédiatrique au CHUV, à Lausanne.
Six axes de recherche
Les cancers pédiatriques diffèrent largement de ceux des adultes. Ils sont moins liés au vieillissement ou aux expositions toxiques qu’à des erreurs pouvant survenir durant le développement des cellules et des organes. Le projet s’organise en six groupes étudiant les origines génétiques, le métabolisme des cellules cancéreuses, leur microenvironnement, les thérapies cellulaires et l’immunothérapie, les traitements ciblés et les aspects psychosociaux, notamment la scolarité.
Vers moins de chimiothérapie
Le groupe dirigé par Francesco Ceppi développe des thérapies cellulaires et des immunothérapies. Celles-ci mobilisent le système immunitaire, par exemple grâce à des anticorps qui signalent les cellules cancéreuses ou à des lymphocytes modifiés pour les attaquer. L’objectif est de guérir tout en limitant les effets secondaires à long terme. Dans les leucémies, l’immunothérapie remplace déjà certains cycles de chimiothérapie et peut permettre aux enfants de poursuivre davantage leur scolarité. Les progrès accélèrent depuis les années 2010, même si leur développement reste plus lent chez l’enfant.