Automobile : Mercedes-Benz révise à la baisse ses prévisions 2026
Mercedes-Benz abaisse ses attentes
Mercedes-Benz a abaissé mardi ses prévisions pour 2026. Le constructeur automobile allemand a évoqué un environnement de marché de plus en plus difficile en Chine et une hausse des coûts, notamment des matériaux, attendue au quatrième trimestre.
Pour sa division automobile, le constructeur allemand n'anticipe plus qu'une marge opérationnelle ajustée 2026 de 2% à 3%, contre 3% à 5% auparavant, précise le communiqué. Le bénéfice opérationnel du groupe n'est plus prévu en hausse significative, mais au niveau de celui de 2025.
Le flux de trésorerie disponible de l'activité industrielle devrait également être nettement inférieur à celui de l'an dernier.
Le bénéfice opérationnel (Ebit) a cependant atteint 1,77 milliard d'euros (1,64 milliard de francs) au troisième trimestre, un peu mieux qu'attendu par le consensus, selon des résultats préliminaires qui seront détaillés mercredi.
Mercedes-Benz,comme son rival bavarois BMW, continue de subir la pression sur le marché chinois, où les constructeurs locaux intensifient la concurrence et pèsent sur les prix.
Volvo Cars, contrôlé par le groupe chinois Geely, a de son côté déclaré vendredi être confronté à une "concurrence intense des nouvelles marques chinoises", qui a pratiquement supprimé toute possibilité de rentabilité pour les marques premium historiques, selon le constructeur suédois.
Face à ces difficultés, Mercedes-Benz cherche à réduire ses coûts pour préserver sa compétitivité.
"Nous devons continuer à tout mettre en oeuvre pour réduire les coûts afin de proposer nos produits de qualité à des prix compétitifs", déclarait en juillet le président du directoire, Ola Källenius.
La direction discute avec les représentants des salariés des modalités de ce programme, qui pourrait inclure un allongement du temps de travail sans compensation salariale ainsi qu'une présence accrue des équipes sur les sites.
A la Bourse de Francfort, le titre Mercedes-Benz cédait 4,2% vers 09H40 GMT, entraînant dans sa chute ses rivaux BMW (-2,29%) et Volkswagen (-2,16%).
Fin juillet, BMW avait mis en place un plan pour supprimer 8.000 emplois d'ici fin 2027 via un vaste programme de départs volontaires, dont la clôture a récemment été avancée en raison de son succès.