Genève s’impose à Fribourg en maîtrisant les Dragons
National League: super défense des Aigles
A Fribourg, Genève s'est imposé vendredi soir (1-0) en maîtrisant son sujet défensivement. Et tout le monde a mis la main à la pâte.
Si les Dragons ont semblé à bout de souffle, ce n'est pas que la fatigue qui en est la cause. C'est aussi en raison de l'incessant travail des hommes de Sam Hallam. Car de la première à la soixantième minute, les Aigles ont patiné et n'ont rien donné. Repoussés vers l'extérieur, les Fribourgeois ont alors tenté de traverser la boîte genevoise par de longues passes, mais ils ont systématiquement trouvé une canne genevoise sur leur route.
Au sortir de la rencontre, le coach de Fribourg, Roger Rönnberg, n'avait pas l'envie de faire des blagues avec les journalistes. "Les vingt premières minutes n'étaient vraiment pas plaisantes à suivre depuis le banc, a-t-il dit. Il n'y avait pas de passion et je n'aime pas ça." L'entraîneur suédois balaie l'excuse de la fatigue des trois matches en quatre jours et se remémore la saison dernière. "Je pense que c'était notre pire partie l'année passée à pareille époque, explique-t-il. Pendant la pause, je n'arrivais pas à trouver le sommeil. Je me disais 'Wow, on n'est pas meilleur que ça?!' Alors oui, on peut être fatigué, mais il faut se faire violence et donner davantage. Il n'y a pas d'excuse."
Match référence
Dans le vestiaire servettien, on savoure forcément ces trois points acquis en défendant bec et ongles le but inscrit par Johnny Kneubühler à la 5e. L'ancien attaquant de Bienne avait déjà inscrit un but mardi à Rapperswil lors du succès 2-1 après prolongation, et ce alors qu'il revenait de blessure. Mais pas question pour l'ancien junior du LHC de ramener ce succès à sa personne. "Honnêtement, j'étais là au bon endroit au bon moment, minimise-t-il. On a surtout fait un super match en zone défensive. Toute l'équipe. Il n'y a personne qui mérite plus la citation qu'un autre. On a été bon physiquement et on a su couper leurs lignes de passe."
Alors peut-on parler de match référence pour les Grenat? "C'est clairement un match qui peut nous servir pour la suite, avance Kneubühler. On sait qu'il nous manque des gros noms dans l'effectif avec du talent. La pause va faire du bien. Cela permettra de soigner les petits bobos. On a vu le nombre de blessés qu'il y a dans le championnat."
Fier d'avoir contenu le champion de Suisse, l'attaquant de 30 ans peut "amener encore plus". Et ce grâce à un staff qui sait où il va. "Le staff reste toujours calme malgré les hauts et les bas, conclut Kneubühler. Ils ont confiance et ils savent nous la transmettre. Dans ce puzzle, chaque joueur a un rôle."