Umberto Bossi, fondateur de la Ligue du Nord, est mort à 84 ans
Décès du fondateur de la Ligue du Nord
L'homme politique italien Umberto Bossi, fondateur du parti d'extrême droite de la Ligue du Nord, devenu la Ligue, est mort jeudi à l'âge de 84 ans. Il avait réussi à faire de son petit parti régional un acteur majeur de la vie politique italienne.
Ce sénateur et ami de l'ex-chef du gouvernement Silvio Berlusconi, qu'il avait contribué à porter au pouvoir, avait fini par être rattrapé par un scandale de corruption.
Umberto "Bossi, avec sa passion politique, a marqué une étape importante dans l'histoire de l'Italie et apporté une contribution fondamentale" à la construction de la droite italienne, a déclaré la première ministre d'extrême droite Giorgia Meloni sur le réseau social X sa "contribution fondamentale".
Le président Sergio Mattarella l'a de son côté décrit comme "un dirigeant passionné et un démocrate sincère".
Le ministre des affaires étrangères Antonio Tajani, aujourd'hui à la tête du parti Forza Italia fondé par Silvio Berlusconi, l'a décrit sur X comme "une personnalité clé dans les changements apportés à l'Italie".
Trente ans de mandats politiques
Umberto Bossi est mort à Varese, dans le nord du pays, après avoir été admis en soins intensifs à l'hôpital, selon les médias.
Connu pour ses saillies provocantes, il avait fondé le parti sécessionniste de la Ligue du Nord dans les années 1980. Il avait passé l'essentiel de sa carrière à se battre contre la "Rome corrompue".
Sa carrière politique a été longue et il a exercé des mandats durant près de trente ans dans l'une ou l'autre des chambres du Parlement italien.
A ses débuts, la Ligue du Nord appelait le nord prospère du pays à faire sécession du sud, plus pauvre. Devenu un proche allié de Silvio Berlusconi, Umberto Bossi a obtenu une participation de son parti à chacun de ses gouvernements.
Victime d'un AVC en 2004 qui l'avait un temps écarté de la politique, il était revenu sur le devant de la scène, ciblant notamment les migrants, un des thèmes de prédilection de sa formation.
Des accusations de corruption l'avaient forcé à démissionner de la tête du parti en 2012 et il avait été condamné cinq ans plus tard à deux ans de prison, un verdict par la suite annulé.
Matteo Salvini, actuel vice-premier ministre, a pris la tête du parti en 2013, en changeant le nom pour ne garder que La Ligue, afin de gagner des voix dans l'ensemble de l'Italie.
Il a assuré sur X que La Ligue "continuerait sur le chemin tracé [par Umberto Bossi]: celui de la liberté". Le parti fait aujourd'hui partie de la coalition de droite radicale au pouvoir en Italie.