"Jeudi à 20h, ce sera 0-0", rappelle Christoph Bertschy
NL: Place à l'irrationnel
Jeudi soir (20h) à Davos, le championnat de National League se décidera lors d'un 7e acte entre Fribourg et les Grisons. Cette Finalissima fait donc place à l'irrationnel.
La saison 2025/26 de National League se jouera donc au bout du bout. Comme en 2022, 2023 et 2024. Mauvais présage pour les Dragons, les équipes à domicile se sont imposées à chaque fois. En revanche si les supporters de Gottéron veulent se mettre un peu de baume au coeur, ils peuvent prendre les neuf actes VII depuis l'introduction du best of 7 en 98 pour se dire que le score n'est "que" de 5-4 en faveur de l'équipe évoluant devant son public.
Et si l'on ajoute les deux actes V décisifs en 1989 et 1992 (perdu par Gottéron à Fribourg face à Berne), on obtient un 5-6 qui doit rassurer les plus pessimistes.
Mais on sait que ce qui est bien avec les statistiques, c'est qu'on peut leur faire dire ce que l'on veut. Il est toutefois intéressant d'ajouter que la seule formation qui est parvenue à remporter les deux derniers actes de la finale, et donc l'ultime match à l'extérieur, se nomme Zurich. En 2001 et en 2012, les Lions étaient menés 3-1 et avaient réussi l'exploit de renverser la vapeur pour aller cueillir le titre sur la glace de Lugano (but de Samuelsson en prolongation) puis sur celle de Berne (but de McCarthy à 2''5 de la fin du troisième tiers).
Construire sur cette victoire
Mardi soir après le match, les Fribourgeois ont pris le temps de savourer pour le dernier match de la saison devant leur public. Pour Christoph Bertschy, la victoire acquise mardi à domicile en ayant été dominé peut donner de l'énergie supplémentaire: "On va analyser ce match mercredi et je pense qu'il y aura beaucoup de positif à retirer. Je pense qu'on peut construire dessus et s'en servir jeudi."
Le Singinois est d'ailleurs entré un peu plus dans les détails: "On peut être encore plus proche l'un de l'autre pour sortir le puck. On peut avoir davantage de support défensif pour sortir plus vite de notre zone. On peut garder le puck plus longtemps lorsque l'on se trouve en attaque, être plus confiant avec le puck, parce que je sais qu'il y a les joueurs qui en sont capables ou qui savent gagner les un contre un."
Voilà pour le côté technico-tactique. Mais un septième match de finale, cela ne se joue évidemment pas que sur la glace. C'est avant tout une question de mental. "Jeudi à 20h, ce sera 0-0, philosophe Bertschy. Et il y aura un titre à aller chercher."
Répéter le match V, sans les erreurs
Passé tout proche de l'élimination en quarts de finale contre Rapperswil et sauvé par une réussite de Benoit Jecker, Fribourg veut aussi profiter de ce moment. Blessés juste avant ou durant ces play-off, Sandro Schmid et Andrea Glauser doivent suivre les rencontres depuis les tribunes. Et ça, Christoph Bertschy ne l'oublie pas: "Je suis content de pouvoir jouer ces matches, parce que si j'étais dans les tribunes, mon coeur battrait bien plus vite."
Pour le coach Roger Rönnberg, il n'y a pas 36'000 solutions. "On doit répéter le même match que dimanche à Davos lorsque l'on gagnait 3-0, sans commettre les erreurs derrière, explique-t-il. On doit être solide comme on a su être solide au cours de cet acte VI en donnant peu. Je pense que c'est du 50-50 entre les deux équipes. Je suis déjà très content que Reto (red: Berra) et Julien (red: Sprunger) aient pu avoir ce moment à la maison devant leurs fans. Maintenant, j'espère bien qu'ils auront un autre beau moment jeudi."