Nespresso France : jusqu'à 291 suppressions d'emplois prévues
Coupes sévères chez Nespresso France
Nespresso s'apprête à supprimer jusqu'à 291 emplois au total dans ses activités de marketing et services clients en France, a indiqué mercredi une source syndicale proche du dossier à AWP.
L'agence AFP avait annoncé plus tôt la suppression de jusqu'à 178 emplois par la filiale du géant veveysan dans l'Hexagone. D'autres pays européens seraient en outre concernés.
"Ce sont en réalité jusqu'à 291 emplois qui risquent de passer à la trappe, puisque 113 emplois sur le site Nespresso de Lyon vont également être supprimés. Ils doivent être recréés au siège à Paris où seront regroupés les services de relations clients, mais nous nous attendons à ce que peu d'employés acceptent un transfert", a indiqué cette source syndicale préférant rester anonyme.
Contactée par l'agence AWP, Nespresso France n'était pas immédiatement disponible.
Nespresso compte 1300 salariés en France. L'entreprise a annoncé vouloir supprimer ces postes "dans le cadre d'un dialogue social constructif pour privilégier les mobilités internes, les départs volontaires et les dispositifs de fin de carrière", selon l'AFP. Le projet de réorganisation ne prévoirait pas de notifications de licenciements avant 2027.
La Suisse peut-être touchée
Du côté romand, le syndicat Unia a déclaré à AWP ne pas savoir si, et dans quelle mesure, la société Nespresso Suisse était également touchée, mais a fait savoir que "plusieurs autres pays européens" étaient eux aussi concernés, sans pouvoir donner de chiffres pour l'heure. Une porte-parole de Nespresso Suisse a pour sa part refusé de répondre aux questions sur le sujet.
Nespresso emploie plus de 2000 collaborateurs sur territoire helvétique, entre son siège de Lausanne, les usines de production de Romont, Avenches et Orbe, le centre de service client et son réseau de boutiques.
En octobre 2025, le directeur général de Nestlé, Philipp Navratil, avait annoncé la suppression au niveau du groupe de 16'000 postes dans le monde sur deux ans, dont 12'000 fonctions de cadre afin de réduire les coûts du groupe de plus d'un milliard d'euros.
Un processus de consultation a été mis en place à l'échelle européenne en ce qui concerne ces "cols blancs". Pour les "cols bleus", voués aux tâches techniques, cette consultation n'a pas encore été mise en place, selon les syndicats.