La Suisse veut placer les risques au cœur du sommet sur l’IA
Sommet IA: pour une Suisse plus ambitieuse
Le Conseil fédéral a obtenu l'organisation du prochain sommet sur l'intelligence artificielle (IA) à Genève en juin 2027. Des membres de tous les groupes représentés au Conseil national demandent davantage d'ambition de la part du gouvernement.
La Suisse a un rôle très important à jouer dans la gestion mondiale de l'IA, et celui de bon hôte ne suffit pas, demandent ces parlementaires dans un communiqué diffusé vendredi. La Confédération doit placer les risques extrêmes au centre des discussions et viser des résultats vérifiables plutôt que des déclarations d'intention non contraignantes.
Les capacités des systèmes d'IA progressent à un rythme fulgurant et les instruments permettant de les évaluer et de les contrôler peinent à suivre. Gerhard Andrey (Vert-e-s/FR) met en garde contre une sous-estimation de la situation. Et d'ajouter que l'IA n'est pas capable de s'autoréguler. La manière de mener une guerre change aussi grandement avec l'IA, notamment avec des cyberattaques automatisées et des armes autonomes, ajoute Isabelle Chappuis (Centre/VD).
Le Conseil fédéral a déjà annoncé son objectif pour le sommet. Selon lui, l'accent doit être mis sur l'utilisation de l'IA comme moteur de l'innovation et sur les conditions nécessaires à un développement digne de confiance. Le conseiller fédéral Albert Rösti veut présenter la Suisse comme un pôle de recherche et d'innovation.
Le sommet se tiendra les 21 et 22 juin 2027 à Genève. En tant que pays hôte, la Suisse invitera principalement des ministres chargés de l'IA, plutôt que des chefs d'Etat et de gouvernement. Les quatre premiers sommets sur l'IA ont eu lieu au Royaume-Uni, en Corée du Sud, en France et en Inde.