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Le collectif Abal restera aux anciens abattoirs de Neuchâtel

Le collectif Abal restera aux anciens abattoirs de Neuchâtel

Culture - NE

Le collectif culturel Abal, qui occupe illégalement depuis bientôt une semaine les anciens abattoirs de Serrières, à Neuchâtel, ne quittera pas les lieux. Avant même l'ultimatum fixé par la commune à ce vendredi 17h00, il répète attendre des réponses à ses demandes.

Abal, pour Association bénévole autogérée du Littoral, a donné sa décision jeudi soir déjà via un communiqué. Le collectif y indique ne pas vouloir partir des deux bâtiments qu'il a investis samedi dernier "tant que la Ville de Neuchâtel ne répondra pas de manière concrète à ses revendications".

Au-delà, l'association maintient sa requête de mise à disposition d’un lieu permettant d’accueillir Carac, nom donné au projet de lieu autogéré, dédié "à la culture et à la création artistique". Elle a joint par ailleurs une lettre de soutien, signée par plus de 80 acteurs culturels.

Délégation communale

Une pétition en ligne a été encore lancée. Elle a recueilli un millier de signatures pour l'heure. Du côté des autorités, une délégation du Conseil communal s’est rendue mercredi dans le quartier de Serrières pour y rencontrer les représentants d'Abal. Les deux bâtiments doivent être démolis à l'automne.

Il a été expliqué au collectif que ces derniers étaient insalubres et dangereux. De plus, l’ensemble du site est pollué. "Dans ces conditions, aucune occupation ne peut se poursuivre sans comporter un risque pour la sécurité ou la santé des personnes", a détaillé la Ville de Neuchâtel dans un communiqué.

Message entendu

L'exécutif évoque des dangers chutes de débris ou d’effondrement partiel ainsi que des risques sanitaires. "En tant que propriétaire, la commune ne peut donc prendre aucun risque sur les plans sécuritaire et sanitaire, tant vis-à-vis des membres du collectif que du public qu’il invite à ses événements."

La Ville de Neuchâtel a toutefois assuré avoir entendu les revendications émises dans la pétition d'Abal. Le collectif veut obtenir des autorités un contrat de prêt à usage pour occuper les anciens abattoirs. Il organise déjà des activités diverses (yoga, danse, jeux de société, massages et ateliers créatifs).

ATS