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Politique

Mathias Reynard défend le DSSC face aux critiques sur les comptes 2025

Mathias Reynard défend le DSSC face aux critiques sur les comptes 2025

Grand Conseil - VS

Le Grand Conseil valaisan a analysé les comptes 2025 du Département de la santé, des affaires sociales et de la culture (DSSC), jeudi matin. Les critiques ont surtout concerné les coûts globaux et des manques de moyens au niveau de la prévention, du nombre de collaborateurs et de certaines priorisations.

Première à prendre la parole, Carole Morisod (Les Vert-e-s) s'est exprimée au sujet des violences domestiques. Si elle a déploré un nombre de cas toujours en hausse, la députée de Collombey-Muraz a mis en exergue la mise en place d'un nouveau numéro téléphonique intercantonal (le 142) et l'engagement de quatre collaborateurs supplémentaire au sein de l'Etat du Valais pour s'occuper de cette problématique, bien que des moyens supplémentaires soient nécessaires au vu de l'augmentation des cas.

Plus globalement, l'écologiste a regretté la baisse des montants consacrés à la prévention. La conséquence d'un choix politique, selon ses dires.

Primes maladies: la crainte du PS

Autre députée de gauche, Aurélie Pont (PS) a rappelé "que la hausse constante des primes maladies restait une préoccupation majeure pour mon groupe et surtout pour une bonne partie des habitants de ce canton. Aucune économie ne doit être faite par ce plénum sur le dos des plus modestes de ce canton."

"Comme ma préopinante, je déplore également le manque de ressources allouées à l'inclusion des personnes en situation de handicap", a poursuivi Aurélie Pont.

La prévention, ce parent pauvre

"Au niveau de la santé publique, la prévention demeure le parent pauvre. C'est une erreur stratégique de ce département. Prévenir vaut mieux que guérir, ce n'est pas qu'un slogan", a résumé, pour sa part, Sandy Hug (Le Centre du Valais romand). "Nous devons investir, massivement dans l'anticipation."

Devant le plénum, la députée-suppléante a également déploré le manque de ressources au sein du Service de la consommation et affaires vétérinaires. Concernant les violences domestiques, la situation demeure tendue dans le Haut-Valais, selon elle.

Un manque de rigueur selon l'UDVR

Gwendoline Bourban (UDCVR) a parlé d'une gestion du DSSC "manquant de rigueur", notamment au niveau du Service de l'asile. Plus globalement. La députée-suppléante a dénoncé des retards dans les projets et une planification insuffisante. "Une situation pas acceptable pour un département qui gère la santé, le social et l'asile", selon la députée.

"Ce département compte tellement de projets pilotes qu'une chatte n'y trouverait pas ses petits", a pour sa part, souligné, Florent Aymon (PLR). Il évoque le cas la prise en charge des soins dentaires, qui ne trouve pas la demande imaginée. "C'est un échec." Le député-suppléant a également demandé une priorisation des actions du Service de la culture.

La pique de Mathias Reynard

L'explosion des coûts de l'hôpital du Valais a inquiété plusieurs députés, notamment Gerhard Kiechler (NEO). Christian Gasser (UDC du Haut-Valais) a, lui, fustigé l'augmentation des coûts du Département. "Nous ne pouvons pas accepter ces comptes", a-t-il lancé.

"Les dépenses de la santé augmentent partout dans le pays, même dans les cantons (ndlr: Berne, Fribourg, Zurich, notamment) où les ministres de la santé sont d'excellents conseillers d'Etat UDC, et ça va continuer", lui a rétorqué, avec un sourire, le chef du DSSC, Mathias Reynard.

Augmentation des postes souhaitée

Concernant les mesures de prévention, le socialiste a avoué: "vous prêchez à un convaincu. Je suis d'accord avec vous, mais pour en faire plus, il faut avoir plus de budget."

Au sujet de l'asile, "la marge de manœuvre du canton est extrêmement faible", a rappelé Mathias Reynard. "La situation à l'Hôpital s'est, elle, améliorée, grâce aux mesures prises en faveur du personnel. Le taux de rotation est passé de 11,2% à 9,3%; le taux d'absentéisme a diminué de 5,3% à 4,9%."

Dans le cadre du prochain budget 2027, Mathias Reynard souhaite octroyer de nouveaux postes à la LAVI et au domaine du handicap.

ATS