Prix du pétrole en léger recul après des signes d'apaisement
Les cours du brut reculent
Les cours du pétrole ont plongé vendredi après l'annonce par l'Iran de la réouverture complète du détroit d'Ormuz, du moins le temps du cessez-le-feu entre l'Iran et les Etats-Unis. La perspective de nouvelles négociations a également renforcé l'optimisme du marché.
Vers 16h00, le prix du baril de Brent de la mer du Nord chutait de 10,4% à 88,98 dollars. Son équivalent américain, le WTI, sombrait quant à lui de 10,6% à 84,64 dollars. Il s'agit du plus bas niveau des cours de l'or noir en près de cinq semaines de conflit au Moyen-Orient.
Pour les analystes de la plateforme Trading Economics, la décision de rouvrir le détroit d'Ormuz a renforcé l'optimisme quant à une possible résolution de "l'une des plus graves perturbations de l'approvisionnement énergétique mondial de l'histoire récente".
De plus, des informations selon lesquelles les États-Unis pourraient débloquer 20 milliards de dollars de fonds iraniens gelés en échange de stocks d'uranium enrichi ont contribué à accélérer la chute des cours du pétrole. "Des nouvelles négociations sont attendues ce week-end", affirment les analystes de Trading Economics.
"Nous prévoyons que le prix du Brent restera supérieur à 90 dollars le baril jusqu'à la fin de l'année, car la normalisation des flux énergétiques en provenance du détroit d'Ormuz prendra du temps", avancent de leur côté les analystes d'UBS.
Le cours du gaz en baisse
Le gaz TTF néerlandais, qui fait référence en Europe, était également sur une pente descendante vendredi. Vers 16h00, le cours tombait de 8,0% à 39,00 euros le mégawattheure.
Le conflit a fortement perturbé les flux mondiaux de gaz naturel liquéfié (GNL), la quasi-fermeture du détroit d'Ormuz ayant réduit l'offre d'environ un cinquième et fait chuter les importations asiatiques.
"Les prix ont également subi des pressions à la baisse en raison des températures plus clémentes et d'une production éolienne accrue dans certaines régions d'Europe, réduisant ainsi la demande", expliquent les analystes de Trading Economics.
Le blocus naval américain visant les ports iraniens restera toutefois en vigueur jusqu'à la finalisation des négociations, selon Donald Trump. Le président américain a fait cette annonce peu après avoir salué la réouverture totale du détroit d'Ormuz.