Époux Moretti : enquête pour escroquerie aux assurances
VS: un soupçon d'escroquerie aux assurances
La Police cantonale valaisanne continue d'enquêter au sujet de l'incendie, en 2024, du restaurant "Le Vieux Chalet, propriété des époux Moretti. Les procureures en charge de l'affaire du bar "Le Constellation" veulent savoir s'il y a eu escroquerie aux assurances.
"Le Vieux Chalet" avait été la proie des flammes, le 29 février 2024. Deux mois plus tard, la juge en charge du dossier avait rendu une décision de non-entrée en matière contre les gérants du restaurant, Jessica et Jacques Moretti. Selon le Ministère public (MP), "l'hypothèse d'un incendie dû à un dysfonctionnement technique est privilégiée. De ce fait, l'intervention humaine délibérée ou fortuite, ainsi qu'un accident susceptible d'entraîner des responsabilités pénales peuvent raisonnablement être exclus".
L'incendie du bar "Le Constellation", le 1er janvier dernier à Crans-Montana a poussé le pool de procureures à donner un mandat d'investigation aux enquêteurs de la police cantonale valaisanne, en date du 29 avril, selon une information révélée par la RTS, jeudi, et confirmée par la procureure générale du canton du Valais, Beatrice Pilloud à Keystone-ATS. "Le dossier de l'incendie du Vieux Chalet n'est toutefois pas rouvert et il n'y a pas d'extension de l'instruction à ce stade de l'enquête", précise-t-elle.
Me Michod critique
Dans un rapport établi début 2026 et transmis le 23 février au MP, le Bureau de communication en matière de blanchiment d'argent de l'Office fédéral de la police se demande "si les époux Moretti ne se sont pas rendus coupables de blanchiment d'argent, de gestion déloyale, de faux dans les titres et d'infractions fiscales graves et de probables escroqueries aux assurances". Si elle devait être instruite, cette affaire ne serait pas disjointe de l'enquête liée aux faits du 1er janvier, précise Beatrice Pilloud.
Contacté par la RTS, l'avocat de Jacques Moretti, Me Patrick Michod critique le choix des procureures de rouvrir le dossier de 2024. "Ces faits ont déjà fait l'objet d'une investigation de la part des autorités pénales, qui n'ont pas constaté la moindre infraction pénale".