Crans-Montana : identification longue, bilan pourrait s'alourdir
Le bilan reste inchangé à Crans-Montana
L'identification des victimes de l'incendie de Crans-Montana se poursuit et va prendre du temps, a indiqué vendredi le président du gouvernement valaisan Mathias Reynard. Le bilan des victimes reste inchangé, mais il pourrait s'aggraver, selon Stéphane Ganzer.
"Nos équipes sont toujours au front", a résumé vendredi matin M. Reynard sur les ondes de la RTS. Le Saviésan a précisé que l'identification des victimes "va prendre encore du temps" et que les soins aux victimes sont nombreux.
Sur la centaine de personnes hospitalisées, beaucoup ne sont pas encore identifiées. "Il va falloir sans doute encore une bonne journée pour pouvoir le faire", a renchéri le conseiller d'Etat en charge de la sécurité, Stéphane Ganzer, sur les ondes de la radio française RTL.
"Un bilan terrible"
Les deux ministres n'ont pas communiqué de nouveau bilan des victimes, en restant sur le chiffre d'une quarantaine de victimes communiqué jeudi. Un bilan "terrible" qui "est peut-être en train de s'aggraver", a toutefois prévenu Stéphane Ganzer.
"Entre 80 et 100 blessés" sont encore "en urgence absolue", a-t-il rappelé. "Le bilan est évolutif puisqu'on sait que les personnes qui sont blessées, lorsqu'elles ont à peu près 15% de la surface du corps brûlée au 3e degré, il y a un risque dans les heures et les jours qui suivent de mort, puisque la septicémie peut gagner l'ensemble de l'organisme", a-t-il poursuivi.
Hôpitaux sous pression
M. Reynard a fait état d'une situation "extrêmement tendue" dans les hôpitaux. "Certaines personnes qui avaient congé sont venues travailler pour aider leurs collègues", a relevé le président. Par ailleurs, des discussions sont en cours pour des transferts de compétences dans le domaine médical. Des médecins français spécialistes de grands brûlés qui pourraient venir en Valais.
Le conseiller d'Etat a également rendu hommage "aux citoyens et des jeunes qui ont sauvé des vies dès les premières minutes" aux abords du bar.
M. Reynard n'a pas voulu donner des plus de précisions sur les causes du drame. Le conseiller d'Etat a indiqué que les premiers éléments avancés (embrasement généralisé) sont confirmés.