La Télé - Télévision régionale Vaud et Fribourg La Télé
Politique

Rome : 3 000 militants d'extrême droite réclament la remigration

Rome : 3 000 militants d'extrême droite réclament la remigration

Manifestation de l'extrême droite à Rome

Environ trois mille militants d'extrême droite venus de toute l'Italie ont manifesté samedi à Rome. Ils ont réclamé la "remigration" des immigrés vers leurs pays d'origine, pendant que l'ex-général Roberto Vannacci constituait son parti "Futuro Nazionale".

"Les immigrés peuvent rester s'ils acceptent nos règles de coexistence, sinon, ils doivent retourner dans leurs pays d'origine", a déclaré à l'AFP Susanna Rubei, une femme au foyer: "Cela vaut en particulier pour ceux qui commettent des crimes et sont pris la main dans le sac une, deux, trois ou quatre fois".

"Nous voulons mettre les immigrés illégaux dehors, les expulser, parce qu'ils ne devraient pas être ici", a lancé Luca Marsella, porte-parole du groupuscule néofasciste Casapound.

"Ce sont eux qui violent nos femmes. Ce sont eux qui agressent nos personnes âgées. Et comme nous ne sommes pas politiquement corrects, nous dirons que nous voulons aussi renvoyer chez eux les immigrés légaux, ceux qui, clairement, ne se sont pas assimilés ni intégrés", a poursuivi Luca Marsella.

Nouveau parti

Dans la journée de samedi, à quelques mètres de là, le député européen Roberto Vannacci avait organisé l'assemblée constituante de son nouveau parti, Futuro Nazionale (FN).

Près d'un an avant les élections législatives de 2027, ce député européen et ex-membre de La Ligue veut se positionner à droite de la coalition ultraconservatrice de la présidente du Conseil italien, Giorgia Meloni, auquel s'est joint son ancien parti.

"Ou vous êtes avec nous, gardiens de la citoyenneté et du souverainisme, ou vous êtes avec (la présidente de la Commission européenne) Von der Leyen, (l'ancien président du Conseil) Mario Draghi et le globalisme", a lancé Roberto Vannacci devant son public, après avoir multiplié les attaques contre les partis de centre droite.

Il s'est également posé en victime des médias, prévenant les "chauves" et les "tatoués" parmi ses militants de se méfier des caméras à la recherche de propos extrémistes, aux alentours de ce congrès interdit aux médias mais diffusé en ligne.

"Selon moi, en ce moment, personne de doit entrer en Italie", a lancé ensuite Roberto Vannacci lors d'une conférence de presse, interrogé sur le concept de "remigration".

Fondé en février, son parti compte déjà huit députés.

ATS