Mort de Maradona : les accusés se rejettent la faute au procès
Dernière ligne droite du procès Maradona
Plusieurs des accusés au procès sur la mort de Diego Maradona se sont mutuellement rejeté la faute mardi au sujet de l'attention médicale portée à l'ancienne gloire du football argentin durant la convalescence qui lui fut fatale.
Sept professionnels de santé (médecin, psychiatre, psychologue, infirmiers) sont jugés depuis avril à San Isidro, près de Buenos Aires, pour de potentielles négligences lors de la convalescence de l'ancien joueur de football, hospitalisé à domicile.
Maradona se remettait d'une neurochirurgie bénigne dans une maison de Tigre, dans la province de Buenos Aires, lorsqu'il est décédé d'un arrêt cardio-respiratoire et d'un oedème pulmonaire en 2020, à l'âge de 60 ans.
"Comment puis-je omettre quelque chose qu'on ne m'a pas demandé?", a lancé mardi la coordinatrice médicale, Nancy Forlini. Accusée de ne pas avoir fourni le matériel et le personnel nécessaires, elle a pointé du doigt le neurochirurgien Leopoldo Luque et la psychiatre Agustina Cosachov, également poursuivis dans cette affaire.
Dernière phase du procès
Cette dernière "m'a dit que toutes les décisions passaient par eux [...] Ils avaient tous les pouvoirs", a-t-elle affirmé.
Le Dr Luque a de son côté renvoyé la faute vers Mme Forlini. "J'assurais un suivi de neurochirurgie [...] Je n'étais pas le médecin traitant", a-t-il insisté.
Pedro Di Spagna a, à son tour, réfuté avoir été le médecin clinicien responsable et assuré qu'il n'avait pas pu accéder au patient lors de ses deux dernières visites. "J'ai été frustré de ne pas pouvoir faire mon travail, mais on m'a dit de partir", a-t-il témoigné.
Les accusés, bien que suivant des stratégies différentes, clament tous leur innocence. Ils encourent jusqu'à 25 ans de prison.
Leur procès est entré dans sa dernière ligne droite: les plaidoiries débuteront le 8 octobre et se dérouleront sur six audiences, jusqu'au 22 octobre.