Neuchâtel prolonge d'un an ses mesures fiscales temporaires
Grand Conseil - NE
Le Grand Conseil neuchâtelois a accepté mardi de prolonger en 2027 les mesures temporaires prises ces trois dernières années de baisse du barème et du coefficient fiscal, en attendant l'introduction du paquet de mesures en faveur du pouvoir d’achat, qui contient un volet sur la fiscalité. Une des mesures permet aussi de maintenir l'intensité des subsides LAMal.
"Ces mesures fiscales et sociales complémentaires sont déjà en vigueur. Il ne s'agit pas d'une nouvelle baisse fiscale, ni de nouveaux subsides", a expliqué Crystel Graf, conseillère d'Etat en charge des finances. Sans prolongation des mesures transitoires, les contribuables verraient leur charge fiscale augmenter, en revenant aux normes de 2023, a-t-elle précisé.
La conseillère d'Etat a rappelé que les ménages font face à une augmentation des charges (logement, énergie, transport, assurance maladie) et que les mesures pour le pouvoir d'achat sont nécessaires. Un retour en arrière enverrait un signal négatif tant pour les contribuables que pour l’attractivité du canton, ont déclaré des députés de droite et du PVL.
La grande majorité des députés popistes, certains Vert-e-s et certains socialistes se sont opposés au décret sur les mesures fiscales. "Les baisses fiscales profitent le plus à ceux qui en ont le moins besoin. Le budget 2027 est mauvais et austère pour le social et la santé", a déclaré Christine Ammann Tschopp (Vert-e-s).
Communes préservées
Les députés ont également accepté le décret dans le domaine des subsides à l'assurance maladie, ce qui permet de tenir compte en 2027 aussi de l'intensité de la hausse des primes. Le montant pris en charge uniquement par le canton, et non par les communes, va passer de 2 à 3,7 millions de francs. Le solde fait partie de la facture sociale et est supporté à 60% par l'Etat et 40% pour les communes.
"On voulait éviter que les communes n'aient une nouvelle charge, dont elles n'ont pas connaissance", a ajouté Crystel Graf.