Neuchâtel : programme de législature 2026-2029 accepté malgré réserves
Grand Conseil - NE
Le Grand Conseil neuchâtelois a accepté mardi par 64 oui, 3 non et 30 abstentions le programme de législature 2026-2029. Les oppositions viennent de députés POP, qui s'inquiètent des économies annoncées. Le reste du groupe VertPOP s'est abstenu, à une voix près. Pour des raisons inverses, certains députés PLR-Le Centre, qui auraient aimé une liste de mesures d'économies, se sont aussi abstenus.
"L'ampleur du défi est importante, si l'on veut satisfaire les attentes de la population avec des ressources financières limitées", a déclaré Manon Freitag (Le Centre), rapporteure de la commission des finances. "L'inaction n'est pas une option. Gouverner implique de faire des choix difficiles", a-t-elle ajouté.
Si les députés VertPOP sont satisfaits de la vision politique du programme et notamment des mesures prises en faveur de la cohésion sociale et de la transition écologique, ils s'interrogent "du grand écart" avec le plan financier, a expliqué Stéphanie Skartsounis (Vert-e-s). La volonté d'assainir durablement les finances et d'économiser 200 millions de francs les inquiète.
"Le programme de législature a été élaboré dans un contexte difficile de droits de douane et de tensions mondiales mais le Conseil d'Etat a eu la ferme volonté d'être optimiste et un moteur d'action", a expliqué Crystel Graf, présidente. Le programme se compose de trois axes "vivre, développer et innover", déclinés en dix objectifs et 30 mesures stratégiques.
Crystel Graf, également en charge des finances, a rappelé que les "perspectives budgétaires appellent à la prudence. Le Conseil d'Etat prend avec sérieux la situation financière et les travaux sont en cours mais il a renoncé à lister des mesures d'économies dans le cadre de son programme de législature".