Assainissement de la décharge de Bonfol : remblayage partiel autorisé
Environnement - JU
L’assainissement complémentaire des secteurs périphériques de l’ancienne décharge industrielle de Bonfol (JU) franchit une nouvelle étape. L’Office de l’environnement (ENV) autorise son remblayage partiel avec des matériaux non pollués.
Les objectifs d’assainissement sont atteints pour le fond de la fouille, a constaté l'ENV, à la suite des travaux réalisés au nord-est du site et de l’évaluation des risques liés à la pollution résiduelle. Des contrôles se poursuivent toutefois dans une petite zone à proximité d’un des étangs présents sur le site.
L’excavation des déchets de l’ancienne décharge industrielle et l’assainissement principal du site ont été achevés en 2016, a rappelé mercredi le canton. Les contrôles et la surveillance réalisés depuis ont toutefois confirmé des pollutions résiduelles dans certains secteurs périphériques au nord-est du site.
Travaux récents
Ces dernières ont été causées par d’anciennes exfiltrations issues de l'ancienne décharge. Bien que les effets de cette pollution résiduelle observée sur les eaux de surface et les eaux souterraines soient restés limités, les études ont montré qu’un risque à long terme pour les eaux de surface ne pouvait pas être exclu.
Le constat a impliqué un assainissement complémentaire. En juin 2025, les autorités jurassiennes ont validé le projet ad hoc pour le secteur concerné. Les travaux menés entre août 2025 et mai 2026 ont permis d’éliminer le principal foyer de pollution identifié et de réduire très fortement la quantité de polluants résiduels.
Sur une surface de 2000 mètres carrés, les matériaux pollués ont été excavés jusqu’aux argiles naturelles de Bonfol, précise le communiqué. Ils ont ensuite été analysés, triés puis acheminés vers des installations agréées de traitement et d’élimination, en Suisse ou à l’étranger, conformément aux exigences environnementales.
Au total, 16'900 tonnes de matériaux ont été éliminées. Après les travaux, des analyses ont été réalisées sur les matériaux restants en place pour évaluer les risques liés à la pollution résiduelle. Ces analyses montrent que la pollution présente des risques "maîtrisés et acceptables" à long terme pour les eaux de surface.
Une petite zone
Sur cette base, l'ENV considère que les objectifs d’assainissement sont atteints pour le fond de la fouille, soit la quasi-totalité du périmètre traité. D'où l'autorisation accordée au maître d’ouvrage, bci Betriebs-AG, à remblayer le fond de la fouille avec des matériaux non pollués.
L'étape permettra de poursuivre la remise en état du secteur et de démonter le couvert installé au-dessus de la fouille. L’autorisation exclut toutefois une petite zone en périphérie de la fouille. Des contrôles complémentaires y sont encore nécessaires pour préciser la qualité des matériaux et finaliser l’évaluation des risques.