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Permis de construire accordé pour l'usine d'eau de Saint-Sulpice

Permis de construire accordé pour l'usine d'eau de Saint-Sulpice

Eau potable

La reconstruction de l'usine d'eau potable de Saint-Sulpice a décroché son permis de construire. Vu les oppositions rencontrées par le projet jusqu'ici, des recours sont probables. La facture globale devrait une nouvelle fois s'alourdir, à hauteur de 137 millions de francs.

Cette future infrastructure est stratégique pour la région lausannoise, rappelle vendredi la ville de Lausanne dans un communiqué. L'actuelle installation, vétuste, assure environ un tiers de la production d'eau potable. Elle doit être reconstruite sur le même site, l'ancienne restant en service durant les travaux.

Nombreuses oppositions

Le projet Saint-Sulpice II a fait l'objet d'une première mise à l'enquête en 2022, qui a suscité 75 oppositions. Une mise à l'enquête complémentaire s'est tenue en février 2023, à l'issue de laquelle la majorité des oppositions ont été maintenues.

Le canton a désormais accordé le permis de construire qui permet à la commune de Lausanne de lancer les travaux. Cette autorisation est sujette à recours dans un délai de 30 jours. "Au vu du nombre d'oppositions, la probabilité de recours est importante et l'entrée en force du permis de construire risque malheureusement d'être retardée", déplore la ville dans un communiqué.

Hausse de la facture

Concernant les coûts de construction, la ville annonce qu'une demande de crédit complémentaire devra être soumise au Conseil communal. A ce jour, un montant de 92 millions a été voté. Le budget total de 125 millions, annoncé en 2022, s'élève désormais à 137 millions. Cela est dû principalement au renchérissement sur la période 2022-26 et aux modifications apportées au projet.

Ces investissements sont entièrement financés par la vente d'eau potable. Le prix de l'eau ne sera pas impacté, vu les réserves constituées dans ce but, précise le communiqué.

Risque pour l'approvisionnement

L'usine actuelle, qui date de 1971, accuse le poids des années. La filière de traitement ne correspond plus aux standards actuels, en particulier en regard du traitement des micropolluants et la station de pompage montre des signes de faiblesse. La capacité de traitement de l'eau doit en outre être augmentée pour répondre à l'augmentation de la population. Selon Pierre-Antoine Hildbrand, municipal lausannois cité dans le communiqué, "chaque retard supplémentaire présente un risque pour l'approvisionnement en eau".

ATS