Orléans : couvre-feu de deux nuits pour les moins de 15 ans
Craintes pour l'ordre public à Orléans
Le maire d'Orléans a annoncé samedi l'instauration d'un couvre-feu sur l'ensemble de la commune durant les deux prochaines nuits pour les mineurs de moins de 15 ans. La ville accueille le congrès du Rassemblement national et des manifestations contre l'extrême droite.
"Cette mesure préventive s'inscrit dans la volonté de prévenir tout trouble à l'ordre public, de limiter les risques de débordements et de garantir la sécurité des personnes dans un contexte de rassemblements annoncés", a déclaré Serge Grouard dans un communiqué.
La ville d'Orléans attend une manifestation record à partir de 10h30 contre le Rassemblement national (RN), avec jusqu'à 30'000 personnes, selon les autorités, sur un parcours modifié pour éviter le centre-ville.
"La manif, ce n'est pas ce que l'on craint, c'est plutôt à partir de la dispersion", a expliqué Serge Grouard aux médias, après avoir fait un tour de la ville samedi matin pour constater la mise en place du dispositif de sécurité.
Dans le cortège des manifestants, on attend le premier secrétaire du PS Olivier Faure, l'élu LFI Bally Bagayoko et la secrétaire générale de la CGT Sophie Binet, dont les organisations ont appelé, comme une cinquantaine d'autres partis politiques, syndicats et associations, à ce rassemblement "contre le racisme, le fascisme et l'impérialisme" - mais d'abord "contre le RN et ses idées mortifères".
"Nous ne sommes pas des casseurs. Nous sommes en réalité les défenseurs de la République", a déclaré le maire de Saint-Denis, Bally Bagayoko, devant des journalistes à Orléans. "Nous venons dire les yeux dans les yeux à l'extrême droite que nous n'avons pas peur", a-t-il ajouté.
Pour encadrer la manifestation et sécuriser le congrès du RN, tous les effectifs de police locaux ont été mobilisés, renforcés par quinze compagnies de CRS et de gendarmes mobiles. Soit près de 3000 hommes "bien équipés" avec deux blindés Centaure, des engins lanceurs d'eau, des hélicoptères et des drones, prêts à contenir les 2000 à 3000 "éléments radicaux" qui pourraient se fondre dans la masse, selon les autorités.