Rösti veut que le sommet sur l’IA cadre le débat en Suisse
IA: Rösti lie le sommet et le débat suisse
Le Sommet mondial sur l'intelligence artificielle (IA) en juin prochain à Genève doit nourrir la discussion en Suisse sur cette question, selon Albert Rösti. Mardi à Berne, le conseiller fédéral a estimé que cette rencontre pouvait "donner des impulsions importantes".
"Le Sommet ne remplace pas les processus de politique intérieure", a cherché toutefois à rassurer le chef du Département fédéral de l'environnement, des transports, de l'énergie et de la communication (DETEC). "Il nous offre davantage un cadre" pour les débats nationaux, a-t-il insisté lors du Forum digitalswitzerland, alors que plusieurs dirigeants d'entreprises mondiales des technologies ont plaidé ces derniers jours pour un ralentissement pour mieux comprendre les menaces liées à l'IA.
Selon lui, les données, les infrastructures, les capacités de calcul, l'énergie et l'approche des défis de l'IA sont des questions qui "ne préoccupent pas seulement la Suisse". Le conseiller fédéral a également insisté sur l'importance que la population saisisse les contours de l'IA.
Le Forum de jeudi était l'occasion pour la directrice générale de la SSR Susanne Wille de dévoiler une nouvelle campagne nationale pour renforcer les connaissances sur ces nouvelles technologies.
Pour le reste, M. Rösti est revenu sur les deux principaux objectifs du sommet des 21 et 22 juin prochains pour la Suisse, dévoilés en juillet à Genève. Avant tout, le ministre veut mettre en avant l'attractivité du pays pour les entreprises actives sur l'IA.
5e pays organisateur
Ensuite, le sommet doit permettre d'avancer dans la collaboration internationale. La Suisse est favorable à une régulation, mais "minimale" pour ne pas entraver l'innovation.
Cinquième pays à accueillir le sommet, elle souhaite surtout la participation de ministres en charge de l'IA plutôt que des chefs d'Etat et de gouvernement. Même si ceux des Etats ayant déjà organisé cette réunion seront conviés.
Mentionnée à Genève par M. Rösti comme un moyen d'avoir des discussions "concrètes", cette approche avait été justifiée en août par l'austérité financière de la Confédération. Le Conseil fédéral a décidé d'injecter six millions de francs dans le sommet.