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Mécanique lourde

Airbus vise 870 livraisons d'avions commerciaux en 2026, un record

Airbus vise 870 livraisons d'avions commerciaux en 2026, un record

Airbus vise des livraisons record en 2026

Porté par une demande soutenue, Airbus prévoit de livrer un nombre record de 870 avions commerciaux en 2026, après avoir affiché l'an dernier des résultats financiers historiques dans un "environnement complexe et mouvant".

Le géant européen a vu son bénéfice net bondir de 23% en 2025 à 5,2 milliards d'euros (4,7 milliards de francs), dépassant de loin son meilleur résultat de 4,2 milliards en 2022, selon les comptes annuels publiés jeudi.

Encouragé par cette performance, Airbus vise un autre record: livrer 870 avions commerciaux, soit plus que sa meilleure année en 2019. Avant que la pandémie de Covid-19 ne désorganise la chaîne d'approvisionnement de l'aéronautique, Airbus avait livré 863 appareils.

"2025 a été une année charnière, marquée par une très forte demande pour nos produits et services dans l'ensemble de nos activités, par des résultats financiers record et par des étapes stratégiques majeures", a déclaré le patron d'Airbus Guillaume Faury, cité dans un communiqué.

Les ventes ont atteint 73,4 milliards d'euros, en hausse de 6% sur un an. Le chiffre d'affaires dans le domaine de la défense a augmenté de 15% à 14,2 milliards d'euros.

Pénurie de moteurs

Ces bonnes performances ont été engrangées "dans un environnement opérationnel complexe et mouvant", a souligné le patron d'Airbus Guillaume Faury en rappelant que les objectifs avaient été "révisés" au cours de l'année dernière.

En 2025, Airbus a livré 793 avions commerciaux, en hausse de 4% sur un an, mais nettement en deçà de son niveau de 2019.

Début décembre, l'avionneur s'est résigné à réviser à la baisse son objectif d'avions pour 2025, en conséquence d'un problème de qualité sur des panneaux de fuselage de son appareil vedette, l'A320. Après avoir promis au marché de livrer 820 appareils de tous les types en 2025, il a revu ses prévisions à 790 appareils.

Malgré certaines améliorations, les problèmes de la chaîne d'approvisionnement persistent, liés notamment à la pénurie de moteurs qui arrivent très tard sur les chaînes d'assemblage.

"La demande mondiale pour les avions commerciaux soutient la montée en cadence continue de notre production, que nous gérons tout en faisant face à des pénuries significatives de moteurs Pratt & Whitney", a fait valoir Guillaume Faury.

Pour la famille A320, le refus de Pratt & Whitney de s'engager sur le nombre de moteurs commandés par Airbus "a un impact négatif sur les prévisions de cette année et sur la trajectoire de montée en cadence".

En conséquence, Airbus prévoit désormais d'atteindre un rythme compris entre 70 et 75 appareils par mois d'ici fin 2027, pour se stabiliser ensuite à une cadence de 75.

Pour la production de l'A220, Airbus vise désormais une cadence de 13 appareils par mois pour le programme A220 en 2028 après avoir tablé sur 12 en 2027.

Les performances d'Airbus restent nettement meilleures que celles de son principal concurrent, l'américain Boeing, même si l'écart se resserre.

L'américain, qui a cumulé les difficultés depuis deux crashes du 737 MAX 8 en octobre 2018 et mars 2019 et une grève de plus de cinquante jours dans deux usines cruciales à l'automne 2024, est revenu aux bénéfices en 2025 pour la première fois en sept ans.

L'an dernier, Boeing a même vendu plus d'avions qu'Airbus, pour la première fois depuis 2018, soutenu par la politique agressive de Donald Trump.

Côté commandes, Airbus a engrangé en 2025 1.000 commandes brutes (889 nettes) derrière Boeing qui a reçu 1175 commandes brutes (1173 nettes).

Les branches défense et aérospatiale et celle d'hélicoptères d'Airbus se portent bien également. La valeur des prises de commandes d'Airbus "Defence and Space" a augmenté pour atteindre un niveau record de 17,7 milliards d'euros contre 16,7 milliards en 2024.

Airbus Helicopters a enregistré des commandes nettes totalisant 536 appareils contre 450 en 2024, reflétant une forte dynamique, en particulier sur les marchés militaires.

"Ces résultats 2025 et la confiance dans nos performances financières futures" ont amené l'entreprise à proposer une hausse du dividende à 3,2 euros par action, a conclu M. Faury.

ATS