Le Bureau de médiation administrative a traité 343 demandes en 2025
Administration GE
Le Bureau de médiation administrative (BMA) genevois a enregistré 343 sollicitations durant les sept mois qui ont suivi sa réouverture en juin 2025. Son intervention a permis de réduire le recours aux procédures contentieuses, indique-t-il jeudi dans son rapport 2025.
Au total, 312 entretiens et 94 médiations ont été menés entre juin et décembre 2025. Ces démarches ont donné lieu à 242 échanges entre l'administration et les citoyens. Les administrations ont fourni une réponse à l'ensemble des sollicitations, dont 93% en moins de cinq jours ouvrables.
Le BMA avait dû interrompre ses activités en décembre 2024, suite à la non-réélection du précédent médiateur administratif qui avait terminé son mandat. Le Bureau du Grand Conseil avait dû lancer un nouveau processus d'élection au terme duquel Pierre-Emmanuel Fehr avait été élu. Le BMA a repris ses activités en juin 2025. L'équipe a été complétée par l'engagement d'une médiatrice administrative à temps partiel.
L'année 2025 a aussi été marquée par la mise en œuvre de la loi révisée sur la médiation. "La suppression de la fonction de suppléance au profit du personnel nécessaire au fonctionnement" a notamment rendu possible ce nouvel engagement, souligne le communiqué. Le nouveau cadre légal clarifie aussi les conditions d'intervention du BMA, comme le recommandait un rapport de la Cour des comptes.
L'impact du bureau sur le contentieux est significatif. Alors que 56% des personnes envisageaient une procédure contentieuse avant de saisir le BMA, cette proportion chute à 17% après son intervention. Pour 86% des usagers, l'apport principal du bureau est la clarification d'une procédure ou d'une décision. Vient ensuite la facilitation du dialogue (64%).