Berne rejette les critiques de la CNPT sur ses prisons
Détention
Le gouvernement bernois conteste les critiques formulées par la Commission nationale de prévention de la torture (CNPT) sur la situation dans les prisons régionales de Berne, Bienne, Berthoud et Thoune. Il estime que la CNPT livre une appréciation subjective de la situation et se défend de toute atteinte aux droits de l'homme dans les maisons d'arrêt.
Le Conseil-exécutif bernois souligne que la CNPT n'est pas en mesure de démontrer de concrètes violations des normes dans les prisons régionales. Dans sa réponse à un rapport de cet organisme fédéral, il affirme que l'ordre, la sécurité et un hébergement digne sont garantis à tout moment.
Le rapport de la CNPT date du 1er décembre 2025. La commission y dénonce notamment des conditions de vie qu'elle juge indignes, des cas problématiques de surpeuplement et d'éventuelles violations de la Convention européenne des droits de l'homme (CEDH).
Comme dans d'autres cantons, le Conseil-exécutif reconnaît que les prisons bernoises sont surpeuplées. C'est pour cette raison que des locaux ont été réaménagés et que des lits supplémentaires ont été placés dans des cellules. Mais le gouvernement précise que cela correspond à une situation qualifiée d'exceptionnelle.
Elle serait notamment due au manque de places de détention et à des décisions politiques. Le gouvernement rappelle qu'en 2024, le Grand Conseil avait rejeté de justesse une solution temporaire consistant à installer des conteneurs pour environ 40 places. Le Parlement a ensuite revu sa décision et a demandé la création de 20 à 30 places de détention dans des conteneurs.
Le canton de Berne a lancé en début d'année le concours pour l'étude et la réalisation d'un nouvel établissement pénitentiaire à Witzwil. Ce bâtiment comptera 150 places de détention en milieu fermé pour des hommes et 50 places de détention provisoire et pour motifs de sûreté.