Berne refuse un organe indépendant d'examen des plaintes policières
Police
Le canton de Berne ne va pas se doter d'un organisme indépendant d'examen des plaintes contre la police. Le Grand Conseil juge que cet instrument n'est pas nécessaire et a rejeté jeudi par 87 voix contre 65 une motion portée par le Parti socialiste.
Le texte demandait la création d'un service indépendant chargé d'examiner les plaintes relatives à l'action policière. Cet organe aurait été subordonné au Grand Conseil et aurait traité aussi bien des signalements issus de la population que ceux venant de la police elle-même.
"Cette motion n'est pas contre la police, elle vise à renforcer la confiance en elle", a souligné la motionnaire, la socialiste Alice Kropf. Pour la gauche, cet organisme garantirait l'indépendance des enquêtes et améliorerait la transparence dans le traitement des plaintes.
"La confiance en la police est grande et nous n'avons pas un besoin avéré pour un tel organisme indépendant", a souligné le conseiller d'Etat en charge de la sécurité Philippe Müller. "On veut donner l'impression qu'il y a un problème qui n'existe pas".
Le gouvernement estime qu'il existe suffisamment de moyens appropriés pour signaler d’éventuels comportements fautifs de la police. Il ajoute que cet organisme ne pourrait qu'énoncer des recommandations non contraignantes.