Syndicats unis pour défendre les salaires minimaux cantonaux
Référendum pour un salaire minimal cantonal
Un comité composé de syndicats et de partis politiques a lancé mardi sa campagne contre "l'attaque" des salaires minimaux cantonaux votée par le Parlement. Il s'agit d'une atteinte aux salaires féminins et au fédéralisme, a déclaré le comité.
La nouvelle législation, adoptée par le Parlement lors de la session d'été, prévoit que les conventions collectives de travail (CCT) primeront sur les lois cantonales en matière de salaire minimal.
Selon les référendaires, ce sont précisément les secteurs à bas salaires, tels que l’hôtellerie-restauration ou le nettoyage, qui seraient touchés. Le comité qualifie cette décision "d’attaque contre les salaires féminins", rappelant que près des deux tiers des personnes touchant un salaire minimum sont des femmes.
Le comité estime que cette mesure contourne les décisions populaires prises dans plusieurs cantons et villes, comme Genève, Neuchâtel, Zurich ou Winterthour. Elle y voit également une atteinte au fédéralisme.
Le Conseil fédéral rejette le projet, qu'il avait élaboré à la demande du Parlement. Il estime en effet qu'il entre en conflit avec la compétence des cantons, inscrite dans la Constitution, de fixer des salaires minimaux.