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La ferme aux agrumes de Borex menacée de disparition par un conflit avec la commune

La ferme aux agrumes de Borex menacée de disparition par un conflit avec la commune

Propriétaire d'une collection unique de deux cent septante variétés rares d'agrumes, Marco Simeoni se retrouve pris en étau entre des exigences réglementaires communales et une viabilité économique impossible, au point de craindre pour la survie de son établissement.

Reprise en 2020 par Marco Simeoni, la ferme aux agrumes de Borex, dans le district de Nyon, abrite l'une des plus grandes collections privées d'agrumes au monde. Mais entretenir ce patrimoine exceptionnel a un coût : si la vente des agrumes génère environ cinquante mille francs par année, le maintien de la collection en coûte quelque trois cent mille, rendant l'exploitation économiquement non viable sans activités complémentaires.

Des activités annexes subitement interdites

Pour combler ce déficit, Marco Simeoni avait poursuivi les activités de son prédécesseur : production d'alcool d'agrumes et location de salles pour des événements privés. Mais en 2024, la municipalité lui a signifié que ces activités contrevenaient au règlement de zone. Contraint de les stopper immédiatement, il a dû licencier cinq employés. Un classeur entier documente désormais les échanges de courriers entre la ferme et la commune, accumulés depuis début 2026.

Une procédure longue, une solution provisoire refusée

Le canton a accepté un préavis pour faire passer le terrain d'une zone horticole à une zone d'activité, mais la procédure est longue. Dans l'intervalle, Marco Simeoni souhaiterait organiser des événements en s'appuyant sur une convention validée par l'ECA. La commune refuse, invoquant des normes de sécurité non respectées pour accueillir entre quatre-vingts et cent personnes. Le propriétaire dénonce des exigences disproportionnées, comparant les standards demandés à ceux d'une boîte de nuit ou d'un restaurant.

Face à cette impasse, une pétition a été lancée sur le site de la ferme, qui craint de ne pas pouvoir survivre plus que quelques mois dans ces conditions.