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Politique

Un an après la mort de Marvin, la FASL réclame davantage de moyens

Un an après la mort de Marvin, la FASL réclame davantage de moyens

Un an après le décès de Marvin, jeune de dix-sept ans mort en fuyant la police à scooter dans le quartier lausannois de Prélaz, la Fondation pour l'animation socioculturelle lausannoise (FASL) dresse un bilan et estime que les moyens actuels restent insuffisants pour assurer un travail de proximité auprès des jeunes.

Au centre socioculturel de la Bourdonnette, des jeunes ont achevé un projet de film inspiré de faits réels, rendu hommage à Marvin et à d'autres victimes mortes « pour les mêmes raisons ». Le projet, né dans un contexte de deuil et de colère dans le quartier, a permis aux participants d'exprimer ce qu'ils ressentaient. « Ça m'a permis d'éveiller quelque chose d'autre en moi », témoigne l'un d'eux. Le film devrait sortir d'ici un mois.

Des financements trop lents à débloquer

Derrière ce succès, les animateurs de la Fondation soulignent les difficultés à concrétiser de tels projets. Selon eux, obtenir des fonds rapidement est trop compliqué, ce qui les contraint à compenser par leurs propres efforts pour « prendre les jeunes au sérieux » et ne pas rater l'occasion d'entrer dans leurs projets. La FASL pointe également le nombre insuffisant de travailleurs sociaux hors murs : Lausanne n'en compte que quatre, ce qui limite la capacité à rejoindre les jeunes qui ne fréquentent pas les centres.

Moyens "suffisants" selon la Ville

Xavier Roth, municipal en charge de l'enfance, de la jeunesse et des quartiers, reconnaît que le travail s'est intensifié depuis la mort de Marvin, mais estime que les moyens actuellement alloués à la FASL sont « suffisants pour réaliser la mission qui leur est demandée ». Il appelle plutôt à « valoriser l'existant », à mutualiser les ressources et à décloisonner les services pour mieux intervenir en amont des situations difficiles. Un rapport de la Haute école de travail social vient par ailleurs de livrer des pistes issues d'un diagnostic de terrain, sur la base duquel la Ville entend travailler avec la FASL.