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Neuchâtel : députés rejettent le postulat sur la préparation parentale

Neuchâtel : députés rejettent le postulat sur la préparation parentale

Grand Conseil - NE

Les députés neuchâtelois ont refusé mardi par 48 non, contre 44 oui un postulat des groupes socialiste et VertPOP demandant l'introduction de cours de préparation à la parentalité. Les six abstentions de députés popistes ont fait pencher la balance.

Le postulat voulait sensibiliser les futurs parents aux enjeux liés à l’arrivée d’un enfant, notamment en matière d’égalité entre les parents et de prévention des violences. Le texte voulait examiner les modalités d’une inclusion plus systématique des seconds parents dans le suivi périnatal, en particulier pour la prévention et la détection précoce de dépression post-partum.

"Les cours de préparation à la naissance sont focalisés sur l'accouchement et l'allaitement et le père est souvent relégué au 2e plan (...). Ce dernier a toutefois souvent des difficultés à trouver une place dans la nouvelle configuration familiale et 10% des pères font aussi des dépressions post-partum", a déclaré Misha Müller (PS), première signataire du postulat.

Le Conseil d'Etat n'y était pas opposé, cette question entrant dans la stratégie cantonale de politique familiale. "Le métier de parent, on le pratique sans formation préalable (...). Des cours de préparation à la parentalité n'auraient rien d'absurde et de superflu", a expliqué la conseillère d'Etat Florence Nater, en charge de la cohésion sociale.

Pas le rôle de l'Etat

L'UDC, le groupe PLR-Le Centre et le PVL étaient contre le postulat. Selon eux, ce n'est pas le rôle de l'Etat d'intervenir dans la sphère privée. "Il y a un risque de culpabiliser les parents (...) et de pathologiser des états de transition et des difficultés normales lors de la naissance d'un enfant", a déclaré Claudine Geiser (PLR). La droite s'est aussi inquiétée des coûts éventuels de tels cours.

Le PLR, qui s'opposait au postulat, a néanmoins voulu introduire un amendement pour remplacer le terme de "père" par celui plus inclusif de "second parent". Cet amendement a été accepté.

ATS